Heureux évènement chez les Bataras

Monsieur Batara transporte un brin d’herbe pour la construction du nid.

Au mois d’août, il y a eu un heureux évènement chez les Bataras. Monsieur et Madame Batara huppé ont eu deux petits. Les Bataras huppés, vous connaissez ? Peut-être pas car si ces oiseaux sont fréquents sur le littoral, ils n’en sont pas moins discrets. Ils évoluent parmi les broussailles et les mangroves. Il est même possible qu’ils fréquentent votre jardin. Leur présence est surtout signalée par leur chant caractéristique. Les Bataras huppés, Sakesphorus canadensis pour les scientifiques, appartiennent à la famille des thamnophilidés. Une grande famille d’oiseaux présents en Amérique du sud et du nord. Il en existe une quarantaine d’espèces en Guyane, peu connus car ils sont plutôt discrets et vivent souvent dans les sous-bois ou les broussailles. Pourtant ce sont de très jolis oiseaux. Admirez monsieur et madame Batara, lui, tête et cravate noires, elle, huppe rousse et tailleur assorti.

Nos Bataras huppés ont décidé d’installer leur nid au bord d’une route de campagne, dans un petit bosquet entouré de pâturages. Dès le 30 août, un premier œuf est pondu. Madame Batara se met alors à couver, monsieur n’est pas loin. Le 14 août, le nid contient deux poussins nus et aveugles. Certains poussins naissent ainsi, ils sont totalement dépendant de leurs parents. On dit qu’ils sont nidicoles. Ils ne savent pas voler, leurs parents continuent à les nourrir jusqu’à ce qu’ils sachent se débrouiller seuls. D’autres, comme les canards peuvent suivre leurs parents pour leur premier bain peu de temps après l’éclosion. Rapidement, ils sont capables de se nourrir seuls. On dit qu’ils sont nidifuges. Ah oui, question, l’être humain, nidicole ou nidifuge ?

Bon, nos petits Bataras sont bien nidicoles. Le 22 août, ils sont toujours au nid. Les deux parents ne sont pas loin et continuent à leur apporter de la nourriture. Le 30 août, plus personne dans le nid. Mais où sont les petits ? Un jeune apparait sur une branche basse, à proximité du nid. Il vole et n’a plus qu’à partir à la découverte du vaste monde.

Références :

« Portraits d’oiseaux guyanais« , 2003, Gepog, Ibis rouge éditions, 479 pp.

« Oiseaux de Guyane« , 1992, O. Tostain, J-L. Dujardin, Ch.Erard & J-M. Thiollay, S.E.O., 222 p.

« Thamnophilidae » : La galerie d’images de dipijo pour découvrir d’autres espèces de cette famille.

 

 

Dessine-moi un mouton paresseux

Dès la première semaine de la rentrée, une élève me montre un magnifique dessin de Puma ! Si tu aimes dessiner et que tu souhaites que ton dessin soit publié sur dipijo, n’hésite pas à envoyer une photo de ton dessin à dipijo@wanadoo.fr ou à le donner à M. Breton qui se fera un plaisir de le publier sur le site, avec ton autorisation bien sûr.

Si c’est un animal ou une plante qui te passionnent vraiment, tu peux aussi faire une fiche illustrée qui sera publiée sur le site. Voici, deux exemples possibles, réalisés par des élèves qui peuvent t’aider à créer ta propre fiche :

Pour les littéraires, la fiche type « dictionnaire »

Durant l’année scolaire 2010-2011, les élèves du CM2B de l’école Olivier Compas, à Kourou, ont publié des articles sur les animaux et les plantes de Guyane dans le « dictionnaire des écoliers de France, CE/CM », publié chez Larousse.  Voici quelques exemples de leurs productions ( Clique sur les images pour les agrandir)

 

Pour une approche plus scientifique,

Découvre le travail effectué par les élèves du collège Paul Gauguin d’Agadir, au Maroc, durant l’année scolaire 1994 / 1995. Les magnifiques dessins sont accompagnés d’une description de l’animal : son nom scientifique, son nom latin et arabe, ses caractéristiques, son régime alimentaire, son habitat, etc… Pour tourner les pages du document, clique sur les numéros en bas de page. Pour ouvrir le livret, clique sur le lien suivant :

« Identification des Mammifères sauvages du Maroc »

Goundi, Ctenodactylus sp. Dessin de Delphine B.

La partie des mammifères marins du Maroc et le dessin du sanglier n’apparaissent pas dans ce document. Je tiens à m’en excuser auprès de mes anciens élèves de qui je garde un excellent souvenir.

Un grand merci à Jean-François pour avoir retrouvé le lien du didapage.

A ton tour maintenant !

Références :

« Le Dictionnaire des écoliers de France, CE / CM », 2011, Editions Larousse, 1014 pp.

« Identification des Mammifères du Maroc », 2001, Les élèves du collège Paul Gauguin et MM. Breton, Feydel et Thomas, didapage, 50 pp.

Livret de l’ « Identification des Mammifères du Maroc », 1995, Les élèves du collège Paul Gauguin et MM. Breton, Feydel et Thomas, non édité, 53 pp.

Phoque moine, Monachus monachus, Dessin de Nafissa C.

Bonne rentrée 2020 !

Cette année, tous masqués à la rentrée, comment faire pour nous reconnaitre ? Dipijo vous offre un porte-nom à imprimer. Il ne vous restera plus qu’à écrire votre prénom de votre plus belle main.

 

Les écoles, les collèges, bref votre nouvel environnement, abrite une multitude d’animaux. Partez à la découverte de quelques-uns de leurs représentants en lisant l’article (Clique sur les mots en bleu pour lire l’article) : Bienvenue au collège.

Maintenant à toi de jouer, choisi un porte-nom dans les modèles ci-dessous (Clique sur les images pour les agrandir) :

 

Tu peux l’imprimer en ouvrant le fichier : Porte-nom-rentree.pdf

Tu peux aussi inventer et dessiner ton propre porte-nom.

Chauve qui peut !

« Chauve qui peut ! » se sont écriés les poissons de cette petite mare soudainement assaillie par quatre grands échassiers à l’air effrayant. Mais qui sont ces oiseaux qui ont l’air de sortir tout droit du jurassique ? Leur allure fait penser à… Mais oui, c’est bien sûr, vu de loin, on dirait des cigognes ! Il s’agit en

fait de Tantales d’Amérique, Mycteria americana, qui appartiennent effectivement à la grande famille des cigognes. On trouve des membres de cette grande famille des ciconiidae presque partout dans le monde, sauf en Antarctique et dans une grande partie de l’Amérique du nord.

Il existe en Guyane trois espèces de cigognes. La plus fréquente et la plus petite est notre Tantale. Deux autres espèces sont très rares : La Cigogne maguari, qui est observée exceptionnellement et le Jabiru d’Amérique, la plus grande des trois cigognes, malheureusement très rare en Guyane. Notre Tantale, lui, peut s’observer seul, en petits groupes et même parfois en vol regroupant plusieurs dizaines d’individus. On le trouve dans le sud-est des États-Unis, en Amérique centrale et du sud jusqu’au nord de l’argentine. C’est d’ailleurs la seule cigogne présente aux États-Unis.

Le Tantale fréquente les marécages et les prairies humides. Il lui faut des zones inondées et peu profondes car il se nourrit principalement de poissons qu’il pêche au toucher. Ils

Les Tantales pêchent en groupe

marchent en groupe dans une mare peu profonde, le bec à demi ouvert balaie le fond vaseux. Dès qu’un poisson est détecté, le bec se referme très rapidement sur sa proie. La fermeture du bec du Tantale est considérée comme l’un des mouvements les plus rapide du règne animal. Sa présence est donc liée à l’existence de ces mares peu profondes et très poissonneuses. C’est le cas en début de saison sèche, où les mares s’assèchent petit à petit, les Tantales n’ont plus qu’à faire un véritable banquet avec tous ces poissons pris au piège.

Vu de près, notre cher Tantale, a une tête, euh, comment dire, particulière… Il n’a pas de plume sur le cou et la tête. Aux États-Unis, on l’appelle « Wood stork » (de stork : cigogne et wood : bois) ou « Iron head », qu’on pourrait traduire par « tête de fer ». Pour ne rien arranger, son bec est recouvert d’une couche externe qui « pèle » régulièrement, comme chez beaucoup d’oiseaux certes, mais quand on a un bec pareil, ça se remarque. Les adultes ont une tête gris-noir avec un bec foncé. Chez les jeunes, la tête est brun-gris et le bec plus clair. Heureusement, le Tantale compense ces légères disgrâces physiques par un vol très élégant et une manière digne et solennelle de se tenir debout après le repas.

Perchés dans un des grands arbres morts qui borde la prairie ou parcourant les mares de celle-ci, les Tantales sont des oiseaux à découvrir. De nos jours, la nidification des Tantales n’a pas été observée en Guyane, qui sait si dans l’avenir une petite colonie désirera s’installer chez nous…

Références :

« Florida’s fabulous waterbirds », 1996, Winston William, World Publications.

« Faune de Guyane« , 2007, E. Hansen et C.Richard-Hansen, Ed. Roger le Guen, 272 pp.

« Oiseaux de Guyane« , 1992, O. Tostain, J-L. Dujardin, Ch.Erard & J-M. Thiollay, S.E.O., 222 p.

http://www.oiseaux-birds.com/fiche-tantale-amerique.html : Une fiche sur cet oiseau avec des renseignements complémentaires sur la nidification.

« Planète -cigogne » : Un article de Futura sciences pour découvrir d’autres représentants de la famille des cigognes à travers le monde.

A bientôt !

 

 

Petit Pian deviendra grand

Quel est le point commun entre un Pian et un Kangourou ? Ce sont deux marsupiaux, c’est-à-dire qu’ils passent une partie de leur vie dans la poche ventrale de leur maman. L’image de la tête du petit kangourou qui émerge de la poche ventrale de sa maman est bien connue. Mais qu’en est-il de notre Pian ?

On trouve des marsupiaux en Australie, en Tasmanie, en Nouvelle Guinée et en Amérique du sud et du nord. En Guyane, il existe quinze espèces de marsupiaux, toutes appartenant à la famille des opossums. Certains sont tout petits comme les opossums souris. Le plus connu, le pian à oreilles noires, Didelphis marsupialis pour les scientifiques, est aussi le plus gros.

Les opossums furent connus sous le nom de sarigue, nom dérivé d’une langue amérindienne. En 1500, au Brésil, l’espagnol Vincent Pinzon, découvre une femelle opossum avec des petits dans la poche. Il va la ramener en Espagne où l’animal devient une véritable curiosité à la cour.

Les petits pians à la naissance font la taille d’une cacahuète.

A la naissance, tous les opossums sont vraiment minuscules. C’est le moment de vous munir de votre règle. Prêt ? A la naissance, un Pian mesure environ 1 cm ! Et oui, vous avez bien entendu. Il ne pèse alors pas plus de 0,3 g ! En gros, C’est la taille d’une cacahuète. En fait, la gestation n’a duré que quinze jours, le reste de son développement va se faire dans la poche marsupiale.

A sa naissance, le petit Pian n’a pas de poil, il est aveugle, il ne ressemble vraiment pas à l’adulte. On parle alors de larve. Dès qu’il nait, le petit pian se déplace sur la fourrure de sa maman jusqu’à la poche. Bien que très peu développé, il a déjà des griffes au bout de

Un pian à oreilles noires transporte ses petits.

ses pattes de devant. Il va alors chercher une mamelle et y rester accroché pendant 80 jours. Il se développe alors lentement et ressemble de plus en plus à un pian adulte.  Une fois développés, les petits quittent la poche de leur mère pour rester dans un nid pendant une à deux semaines. Ils vont alors partir à la découverte du monde extérieur mais ils resteront très proches de leurs mères encore environ 3 mois. C’est à cette période qu’on peut voir, la nuit, une maman transportant ses petits sur son dos. Pas toujours simple, quand on a 4 petits en moyenne à s’occuper.

Références :

« Marsupiaux et rongeurs de Guyane« , 2014, F. Catzeflis, S. Barrioz, J-F. Szpigel & B. de Thoisy, Institut Pasteur de la Guyane, 128 p.

« Les petites bêtes des jardins de Guyane », 2019, ONF, Guyane (Fr), 272 pages.

« Do possums Have a Pouch ? », Un article américain avec des photos des larves dans la poche marsupiale.

« Opossum » : Un article de l’encyclopédie Larousse qui fait référence à l’historique de la découverte des opossums par les européens.

Le mystère du lac bois-diable

Le bassin nord du lac Bois-Diable.

Lorsqu’on arrive à Kourou, par la route de l’espace, on passe devant le lac bois diable. Un nom qui fait froid dans le dos. Qu’a-t-il bien pu se passer près de ce lac pour mériter un nom pareil ? Mystère…

La ville de Kourou a la particularité d’être parsemée de trois « lacs » : le lac bois chaudat, le lac Marie-Claire et le lac bois diable. En fait, ce ne sont pas vraiment des lacs mais d’anciennes carrières de sable, ce qu’on appelle des ballastières. En effet, pour construire la nouvelle ville dans les années 60, on a extrait environ 10 millions de m3 de sable dans ces ballastières !

Ceci n’explique toujours pas d’où vient ce nom de bois diable. La réponse est simple : Au bout du bassin nord de ce lac, vit un arbre appelé « Bois-Diable », Hura crepitans pour les scientifiques. On l’appelle aussi Sablier ou Pet du diable. Mais d’où viennent ces noms étranges ?

Bois-Diable, Hura crepitans. Le tronc est couvert d’épines.

Le Bois-Diable est un grand arbre qui pousse dans toute l’Amérique tropicale, particulièrement dans les zones humides. En Guyane, il pousse dans la région d’Organabo, de Saül et dans les ruines de l’habitation Loyola à Rémire. Son tronc droit est recouvert d’épines dures et très piquantes.

Comme beaucoup de plantes qualifiées de « diable », c’est un arbre vénéneux. Il produit un latex blanchâtre, très toxique. Les Kalina et les Wayampi utilisaient ce poison pour enduire la pointe de leurs flèches. Le latex a aussi été utilisé comme poison de pêche, pour étourdir les poissons.

Fruit du Bois-Diable. Dessin Martius, 1873. Source : Manioc.org

On l’appelle aussi Pet du diable ou Bombardier car son fruit, qui ressemble à une mandarine ou une mini citrouille, explose bruyamment quand il est mûr, ce qui permet de disséminer les graines. D’où aussi son nom latin de « crepitans« . « Hura » vient de l’Arawak et signifie « arbre ». Attention, ces graines sont très toxiques. A ne surtout pas avaler !

Le Bois-Diable est aussi appelé sablier aux Antilles ou sand box au Guyana. En effet, son fruit séché et vidé de ses graines était rempli de sable fin qu’on répandait sur l’encre qu’on voulait sécher, d’où son nom de « sablier ».

Un pan du voile du mystère du lac Bois-Diable est levé. Les noms d’arbres et de plantes sont souvent à l’origine des noms de lieux en Guyane. Pour vous en rendre compte, parcourez une carte du Maroni et relever les toponymes à base de noms de plantes : Papaïchton, Maripasoula, Anaoulando, etc…  Vous verrez ils abondent et témoignent ainsi l’étroite relation qui lie l’Homme aux végétaux.

 

Références :

Sur Manioc.org, dessins de Carl Friedrich Philipp von Martius :

« Flora brasiliensis. Volumen XI. Pars II », C.F.P. von Martius, 1873, Apud Frid. Fleischer ed.

« Guide de reconnaissance des arbres de Guyane-120 essences décrites« , 2004, Office Nationale des Forêts, ONF : Guyane, 374p.

« Plantes toxiques des Antilles », 1989, D. Ansel, J.J. Darnault, J.L. Longuefosse, Editions Exbrayat, p.45

« Atlas illustré de la Guyane », 2001, J.Barret et Coll., p.164

« L’arbre Sablier ou Pet du diable (Hura crepitans) », article sur le blog de Marie-Odile et Philippe.

« Arbre bombardier, Bois diable, Pet du diable, Arbre dauphin, Sablier des Antilles », article en ligne sur le site http://www.aujardin.info

 

Bonnes vacances 2020 !

Deux, trois petits conseils pour les vacances…

Avalez tout cru !

Tamnocenchris aurifer – la vipère dorée par Delahaye Rapine. 1862. Source : manioc.org

« Mangez pas trop vite, prenez votre temps, mâcher bien avant d’avaler » sont les conseils donnés pour notre santé. Si les serpents donnaient des conseils à leurs petits, ce serait plutôt : « Avalez tout cru ! »

Vous avez peut-être déjà vu des serpents engloutir une grosse proie en entier, sans la découper. Ils ingurgitent souvent des proies plus grosses que leur tête. Certains avalent même des œufs sans les casser ( n’essayez surtout pas à la maison, vous risquez de vous étouffer).  Alors, comment font les serpents pour avaler tout cru leur proie ?

En fait, ils ont un os magique, l’os carré. C’est un os à l’arrière du crâne,

Un serpent Liane perroquet mange une grenouille.

présent chez tous les vertébrés, sauf chez les mammifères, où il est devenu l’enclume, un os de l’oreille interne. Chez les serpents, cet os carré est allongé ce qui permet d’ouvrir une grande bouche.

Pour mieux comprendre, vous pouvez faire une maquette de crâne de serpent.

1) Cliquez sur ici pour télécharger les différentes pièces du crâne.

2) Imprimez ou dessinez les différentes pièces sur du papier cartonné.

3) Découpez-les

Maquette du crâne de serpent

4) Assemblez-les avec du fil de fer plié en U ou une attache parisienne au niveau des points rouges.

En faisant bouger la mâchoire, vous comprendrez comment font les serpents pour avaler des proies si grosses.

On a souvent exagéré la taille des proies qu’ils sont capables d’avaler. Ce n’est pas pour autant que chez les serpents : « Qui gobe un œuf, gobe un bœuf »…

De redoutables prédateurs… d’escargots

Les rapaces sont connus pour être de redoutables prédateurs. En Guyane, la Harpie féroce effraie les bandes de singes lorsqu’elle survole la cime des arbres. Les rapaces sont caractérisés par un bec crochu et des serres qui leurs permettent de capturer leur proie.

Si tous sont des prédateurs, plusieurs espèces de la région ont des régimes alimentaires particuliers (lire l’article sur dipijo : De redoutables oiseaux prédateurs : les rapaces). Parmi ces régimes alimentaires particuliers, trois espèces de nos régions sont malacophages ! Mal à quoi ? Molluscivores si vous préférez. Toujours pas ? Et bien, ils se nourrissent d’escargots.

Milan des marais, Rostrhamus sociabilis, mâle

Il s’agit du Milan des marais, Rostrhamus sociabilis, du Milan à long bec, Helicolestes hamatus, et du Bec-en-croc de Temminck, Chondrohierax uncinatus. Ces trois rapaces ont un point en commun : un bec long et incurvé, un peu comme un pic à bigorneaux. Un bec bien utile pour extraire les escargots de leur coquille.

En effet, le Milan des marais et le Milan à long bec vont se nourrir principalement de gros escargots d’eau douce, appelés les ampullaires (du genre Pomacea). Ils les capturent dans leurs serres et les transportent jusqu’à leur perchoir où ils passent à la dégustation. Grâce à leur long bec crochu, après avoir enlevé l’opercule, il coupe le muscle qui retient l’escargot à sa coquille, avale la chair et laisse tomber la coquille.

Le Bec-en-croc de Temminck fait moins le difficile. Tous les escargots qu’ils soient terrestres, arboricoles ou même aquatiques font l’affaire. Comme

Bec-en-croc de Temminck : Un jeune individu.

ses confrères, il transporte sa prise jusqu’à son perchoir. Mais, il a adopté une autre technique pour extraire la chair. Avec son bec, il découpe les spires de la coquille jusqu’à dégager suffisamment la chair pour l’extraire et l’avaler.

Si  vous voyez un rapace au bec allongé avec dans ses serres, une coquille d’escargot, peut-être êtes vous en présence d’un de nos trois lascars.

 

Comment expliquer la couleur de l’océan ?

Cette année, les élèves de 5ème « classe de mer » du collège Victor Schoelcher ont travaillé sur la couleur de l’océan. Une jolie aventure qu’ils avaient raconté dans l’article : « la couleur de l’océan ». Ils ont ensuite travaillé en classe, par groupe, pour faire une présentation que vous pouvez télécharger via ce lien : « Présentation de l’exposé : La couleur de l’océan » ou en cliquant sur l’image ci-dessous :

M. Schimmel, professeur de physique-chimie au collège nous apporte son point de vue de physicien à travers un numéro spécial de ces vidéos : « Les petites questions sur le monde de Monia ». Une explication passionnante que vous pouvez découvrir en cliquant sur « Comment expliquer la couleur de l’océan ? ». Ou en cliquant sur l’image :

Un grand merci à M. Schimmel pour cette approche physique du phénomène. Merci aussi à Monia pour sa participation.

La classe de mer a été soutenue depuis le début par l’Office de l’Eau de Guyane. L’association OSL ont assuré l’accompagnement  scientifique aussi bien en mer qu’en intervenant en classe. Enfin, Le Cnes par son action argonautica a apporté un soutien scientifique précieux à ce travail. Un grand merci à eux.