Comment les araignées perçoivent leurs proies ?

Les araignées sont des prédateurs. Pour chasser, toutes les espèces n’utilisent pas les mêmes techniques. Comment les araignées perçoivent-elles leurs proies ?

De nombreuses araignées ont plusieurs yeux. Elles peuvent en avoir

Menemerus bivittatus, une salticide.

huit, six, quatre, deux et pourtant la plupart voient très mal ! Exception faite des araignées sauteuses, les salticides, qui ont deux gros yeux qui leurs permettent de voir les couleurs et en trois dimensions. C’est un gros avantage quand on doit sauter sur une proie. D’autres araignées chassent la nuit en se déplaçant sur le sol. Elles ont une membrane sur les yeux qui leur permettent de voir la nuit. C’est aussi à cause de cette membrane que l’on voit briller leurs yeux dans le faisceau de la lampe.

Mais celles qui voient mal ont d’autres cordes à leur arc. Il ne vous a pas échappé que de nombreuses araignées sont couvertes de poils. En fait,

Une Néphile a capturé un insecte.

il existe plusieurs types de poils. Certains leurs permettent de détecter la moindre vibration. Lorsqu’un insecte se prend dans la toile, il la fait vibrer. L’araignée est tout de suite averti grâce aux poils de ses pattes qui captent ces vibrations. Certaines ont même des poils qui captent les mouvements de l’air. C’est très utile pour avertir qu’un papillon passe à proximité. Enfin, elles peuvent aussi avoir des poils qui leur permettent de « sentir » leur environnement.

De nombreuses espèces d’araignées tissent des toiles. Leurs proies se

Anelosimus eximius : Des araignées qui vivent en groupe.

prennent au piège. Averties par les vibrations, les araignées n’ont plus qu’à se jeter dessus et injecter leur venin. En Guyane, il existe des araignées qui vivent en colonie : les Anelosimus. Elles construisent d’énormes toiles de plusieurs mètres de long. Si vous les observez de près, vous verrez que lorsqu’une proie ou vous même, vous vous approchez, elles se déplacent et s’arrêtent toutes en même temps, pourtant elles sont complétement myopes. Cette magnifique synchronisation est due à la perception des vibrations sur cette grande toile. Elles sentent aussi leurs congénères, ce qui est bien

L’Araignée patineuse chasse en se déplaçant à la surface de l’eau.

utile pour éviter de se dévorer entre araignées de la colonie. Une autre araignée a aussi développé un moyen intéressant de se servir des vibrations. L’araignée patineuse chasse à la surface de l’eau. Elle perçoit les ondes créées par le déplacement de ses proies sous l’eau. Ce sont des araignées pêcheuses.

Bien que pratiquement aveugles, les mygales perçoivent leurs proies grâce à leurs poils.

Ces animaux à huit pattes ont encore bien des secrets, mais la prochaine que vous en voyez une, essayez de compter combien elle a de paires d’yeux. Pour les beaux yeux d’Anansi…

Références :

Livres :

« Découvrir les araignées de Guyane »,  V. Vedel, 2012, Ed. Plume verte, 48 pp.

« Les araignées : Un modèle de société ? », N. Gabriel, 1998, In « le Pou d’Agouti » N°23, p.28-29

« Dossier Mygales », S. Cauvy, 2002, In « le Pou d’Agouti » N°30, p.43-47.

Internet :

Côté nature : Sur ce site vous trouverez plein d’information sur les araignées, leur anatomie, leur morphologie, leur mue, etc… Ici, le lien renvoie à la morphologie.

Planeta invertebrados brasil : Un site sur les invertébrés en portugais. Ici, le lien renvoie à un intéressant article sur les araignées aquatiques.

https://dipijo.wordpress.com/araignee/ : La galerie photos des araignées de dipijo.

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Ces oiseaux qui nous rendent visite.

« Le premier ministre et l’empereur étaient montés sur les remparts de la ville et regardaient le vol concentrique des corbeaux.
« Birbal, demanda Akbar par jeu, combien de corbeaux y a t-il à ton avis dans notre royaume ?
-Jahanpanah, il y en a exactement neuf cent quatre-vingt-dix neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix neuf.
Akbar resta interloqué. « Imagine qu’on les fasse compter et qu’on en trouve davantage ?
-Cela voudrait dire que leurs amis des royaumes voisins sont venus leur rendre visite.
-Et si on trouve moins ?
-Alors c’est que quelques-uns sont partis à l’étranger découvrir le vaste monde. »*

La pointe des roches recouverte de Bécasseaux.

Ce bien joli conte nous fait penser à la migration des oiseaux. Dans son explication, Birbal oublie que le nombre d’oiseaux d’un territoire varie aussi en fonction des naissances et des morts. Mais, si vous avez l’œil avisé, vous avez pu remarquer que certaines espèces nous rendent visite seulement à certaines périodes de l’année. Ces oiseaux migrateurs peuvent être très nombreux comme les limicoles qui se posent à la pointe des roches.

Balbuzard pêcheur

Pour faire simple, certains migrateurs ne font que passer, pour aller plus au sud ou retourner vers le nord. C’est le cas des Bécasseaux maubèches ou des Hirondelles rustiques.  De nombreux migrateurs arrivent du nord et viennent passer l’hiver boréal chez nous. Ils nous arrivent, pour certains, du Canada ou du nord des Etats-Unis. ils restent ici de novembre à février, comme le Balbuzard pêcheur ou la Sterne pierregarin.  D’autres au contraire arrivent du sud du continent et passent l’hiver austral en Guyane. On peut les observer chez nous de mai à août. C’est le cas du Tyran des savanes.

Le drapeau blanc indique un oiseau bagué au Canada.

Pour comprendre toutes ces migrations, les scientifiques posent des bagues ou des flags, des petites marques de couleurs, sur certains individus. Ils utilisent aussi les relais des téléphones portables pour relever les positions géographiques de ces oiseaux. Comme cela a été fait avec des Balbuzards pêcheurs. Et pour les plus gros, on les suit grâce à des données satellites.

Tous ces migrateurs ne viennent pas se reproduire en Guyane, mais plutôt laisser passer la mauvaise saison de leur pays d’origine. La galerie d’images ci-dessous présente quelques-uns de ces migrateurs. On notera la diversité de ceux-ci. Les migrations ne sont pas le seul fait des oiseaux. Certains papillons ou libellules comptent aussi dans leurs rangs de grands migrateurs. Ouvrez l’œil et vous apercevrez ces amis des royaumes voisins venus nous rendre visite.

 

Références :

Livres :

* Extrait de « L’enchanteresse de Florence », 2008, S. Rushdie, folio, 465 pp.

« Portraits d’oiseaux guyanais« , 2003, Gepog, Ibis rouge éditions, 479 pp. Vous y trouverez de nombreux articles très intéressant sur les oiseaux migrateurs.

« Les limicoles de la façade atlantique des Amériques« , 2004, E. Hansen, W. Raitière, A. Lartiges, Sepanguy, 128 p. De très intéressants articles sur les migrations, les méthodes de capture, de baguage.

Sites internet

http://www.ospreytrax.com/ : Pour suivre les migrations des Balbuzards pêcheurs.

« Les limicoles sont arrivés » : Un article sur Dipijo concernant nos visiteurs du littoral.

Ah, Tayra, Tayra, Tayra !

Dans les profondeurs de la forêt, un cri s’élève : « Ah, Tayra, Tayra, Tayra ! Les Aristochats à la lanterne ! » Mais qui est l’auteur de cette révolte ? C’est Eira barbara, dit « la Tayra », connue à travers toute la Guyane depuis des lustres sous ce nom mystérieux. Dipijo s’interroge : « Mais pourquoi ce cri ma chère Tayra ? ». Réponse de l’intéressée : « Jaguar, Puma, il n’y en a que pour eux dans la bouche des instituteurs* et des professeurs lorsqu’ils parlent d’un prédateur ou lorsqu’ils évoquent la chaîne alimentaire. Pourtant, on ne voit que très rarement ces gros minets alors que nous, les Tayras, vous nous avez peut-être croisées, traversant vos routes et vos pistes. Pire, nous sommes souvent victimes d’accidents mortels avec vos véhicules, nos cadavres au bord des fossés témoignent de ces collisions. »

Dipijo se devait de présenter cette flèche noire qui traverse le goudron devant nos voitures, si reconnaissable avec ses courtes pattes et sa queue touffue. Il n’est

Les Tayras sont très à l’aise dans les arbres.

effectivement pas rare de la rencontrer. La Tayra, ce nom d’origine amérindienne, appartient à la famille des Mustélidés, comme la Loutre géante, la Loutre à longue queue ou le Grison, toutes trois, espèces pouvant être rencontrées en Guyane. C’est un animal allongé, avec une fourrure noire, une tête plus ou moins claire. Certains individus sont entièrement beiges comme cette Tayra photographiée à Maripasoula.

Bien que classée parmi les carnivores, Eira barbara se nourrit d’oiseaux, de petits mammifères, d’insectes, de reptiles, d’œufs mais aussi de fruits, ayant ainsi un régime alimentaire plutôt omnivore. Une Tayra élevée en liberté en métropole était aussi très attirée par le miel et les champignons. Elle n’hésitait pas à s’attaquer aux serpents voir à des animaux plus gros qu’elle. Par contre, elle n’appréciait pas les batraciens. Les Tayras cachent les fruits ou les restes de leurs repas sous les feuilles. Comme les Agoutis, il leur arrive d’oublier ces cachettes.

On la croise du sud du Mexique au Brésil, à Trinidad et bien sûr en Guyane. Elle vit dans les forêts mais s’installe aussi dans les bosquets entourés de cultures ou de prairies. C’est un animal aussi doué pour se déplacer à terre que dans les arbres.  Solitaires ou en petits groupes, il sillonne la forêt en quête de nourriture. Mais son

Une Tayra grimpe à un arbre pour observer, Montagne des singes.

attachement pour les arbres est important. il y dort, s’y réfugie. Pour grimper, Eira barbara se sert de ses griffes. Elle se déplace sur les troncs verticaux en se servant alternativement de ses pattes avant et de ses pattes arrière. Eira barbara n’hésite pas à descendre des arbres la tête en bas. La Tayra a aussi un comportement particulier lorsque vous l’approchez. Elle grimpe à deux ou trois mètres sur un tronc d’arbre pour inspecter les alentours.

Qui observe qui ?

Ah, j’oubliais, n’allez surtout pas la confondre avec le Jaguarondi. Ce félin a un  pelage noir, lui aussi est court sur patte et a une longue queue. Mais sa queue est beaucoup plus fine que celle de la Tayra. Si vous entendez un grognement sourd, provenant des branches touffues d’un arbre, observez bien, c’est peut-être la Tayra qui vient vous rendre visite.

 

NDLR :  » Les instituteurs* s’appellent maintenant des professeurs des écoles, mais la Tayra fréquente trop peu les bancs de l’école pour le savoir ».

Références :

« Observations sur l’éthologie du Tayra, Eira barbara, (carnivore) », 1968, A. Brosset, MNHN, La Terre et la vie, N°1, p. 29 à 50.

« Faune de Guyane« , 2007, E. Hansen et C.Richard-Hansen, Ed. Roger le Guen, 272 pp.

Tayra | mammal | Britannica.com : Le site de l’Encyclopédie britannique, en anglais.

Sur le site Faune-Guyane, des photographies de Tayras et en particulier de la Tayra beige photographiée en 2016 par J. Bonnaud à Maripasoula.

Des microorganismes dans l’océan

Le filet manta pêche le plancton.

Lors de la sortie en mer du 16 novembre, les élèves ont récolté du plancton grâce au filet manta. Ce filet, trainé à la surface de la mer, à une maille de 20 μm, soit 0,02mm. Les organismes pêchés sont donc microscopiques. Pour conserver les échantillons, on a ajouté de l’alcool à 90° ou du lugol (de l’eau iodée). Sur le bateau, puis de retour au laboratoire, les élèves ont observés ces microorganismes, regroupés sous le nom de « plancton ».

Le plancton est un ensemble d’animaux et de végétaux qui vivent dans l’eau douce

Sargasse, Sargassum sp.

ou salée avec une possibilité réduite de se déplacer, et donc qui ne peuvent pas s’opposer aux mouvements de l’eau. On les classe souvent par taille allant de 0,02µm à 200 cm. On trouve du plancton visible dans les plus gros organismes, comme les algues sargasses ou les méduses. Nos prélèvements ne concernent que le microplancton, c’est-à-dire des petits organismes qui mesurent entre 20 et 200 µm. Ces microorganismes dérivant au gré de courants, on retrouve en Guyane des espèces présentes en Bretagne, ce qui est moins le cas pour le Papayer vous en conviendrez..

On classe aussi le plancton en fonction de ses besoins nutritionnels. Ainsi, on parle de phytoplancton, lorsque ces organismes ont besoin de sel minéraux, d’eau et de lumière pour se développer, on dit qu’ils sont autotrophes. Le phytoplancton est un grand producteur de dioxygène. Il est à la base de la chaîne alimentaire dans le milieu marin. Dans ce groupe, les Diatomées représentent la majorité des espèces collectées. Ce qui n’est pas étonnant, car avec environ 10 000 espèces réparties partout dans le monde, les Diatomées sont extrêmement importantes pour la chaîne alimentaire.

Galerie de Diatomées récoltées lors de la sortie

Les animaux planctoniques ont besoin de matière organique pour se développer, c’est le zooplancton. Dans ce groupe, on retrouve des animaux qui restent toujours microscopiques et des larves d’animaux marins comme les larves de crevettes par exemple. De nombreuses espèces se nourrissent de phytoplancton. Elles servent de proies à des espèces plus grandes, crustacés, mollusques, poissons, etc… C’est donc un maillon très important des chaines alimentaires océaniques. Dans ce groupe, les Copépodes ont été les plus fréquemment récoltés lors de la sortie. En effet, bien que méconnus, ce seraient pourtant les animaux les plus abondants de la planète.

Galerie de Zooplancton récolté lors de la sortie

Enfin, le microplancton nous offre un bel exemple des limites de toute classification. Très présent lui aussi dans tous les milieux océaniques, le groupe des Dinoflagellés regroupent des espèces autotrophes, qui se nourrissent comme les plantes donc, et des espèces hétérotrophes, qui consomment d’autres êtres vivants, voir des espèces mixotrophes, c’est-à-dire qui font les deux… Ils sont là pour embêter le professeur de SVT qui va devoir expliquer ce phénomène à ces élèves. Heureusement, tous ces organismes ont un point commun : Ils sont équipés de flagelles qui leurs permettent de se déplacer notamment.

Les Dinoflagellés récoltés lors la sortie

Le microplancton est un monde peu connu mais qui joue une rôle d’une très grande importance sur la planète.  Avec ces prélèvements en mer, c’est tout un univers du vivant qui est mis à jour.

Références :

Bibliographie

« L’océanografia, introducció a l’ecologia marina mediterrània », 1985, M. Alcaraz, M. Estrada, J. Flos, J. Romero, J. Salat, Quaderns d’Ecologia Aplicada,158 p.

« Le phytoplancton estuarien de deux fleuves de Guyane française
(l’Iracoubo et le Sinnamary) : caractérisation du milieu, composition et diversité spécifique », 2000, C.J. Maia de Oliveira, Thèse de doctorat, université Paris VI, 259 p.
« Marine Zooplankton of Southern Britain », 2012, David V.P. Conway, Marine Biological Association Occasional Publications No. 25, 139 p.
Liens internet :
https://www.eoas.ubc.ca/research/phytoplankton/index.html, Un site internet de l’Université de Colombie Britannique, excellent pour l’identification du phytoplancton.
Objectif plancton : En cliquant sur ce lien et celui-ci « Objectif plancton juin 2018 » vous aurez un bref aperçu du bilan de l’opération « Objectif plancton », un dispositif de sciences participatives marines développés en Bretagne par Océanopolis, L’IUEM et l’Ifremer.

Hisse et ho !

Le très beau « guyavoile » rentre sur Kourou. Photo du 03/11.

Mercredi 15 novembre, la météo annonce une mer très agitée et des averses sur le littoral guyanais. De quoi être vert « Luau Green » d’après la charte de la couleur de l’océan. Jeudi 16 novembre, amélioration des conditions météorologiques annoncées, avec quelques averses prévues et une mer agitée. Ouf ! Mais pourquoi tant d’inquiétudes ? Parce que le vendredi 16 novembre, la classe de mer du collège Victor Schoelcher est invitée à bord du Guyavoile pour une mission océanographique. Un projet préparé depuis le mois de juin, en collaboration avec l’Ifremer, l’association OSL et Guyavoile, qui ont eu l’extrême gentillesse de nous proposer l’accès à un milieu si important et si mal connu du grand public : L’océan. Objectif : répondre à la question : « Pourquoi dit-on que l’océan est l’autre poumon vert de la planète ? ».

Vendredi 7 h 20, tout le monde est là, prêt à embarquer. Le rendez-vous était pourtant fixé à 7 h 30. Bizarre, pas de retardataire ce matin. La question est posée « Pourquoi dit-on que l’océan est l’autre poumon vert de la planète ? ». Luc a fait des recherches, il nous donne une explication très correcte. C’est bon, plus besoin d’aller en mer, on a la réponse. Finalement, on choisit quand même d’aller vérifier sur le terrain quelles sont les fameux producteurs primaires évoqués, sont-ce les algues que l’on connait, existe t-il des êtres vivants qu’on aurait oublié ? Dans quelles conditions poussent ces végétaux ?

Philippe, le skipper, fait son briefing des règles de sécurité avant de partir.

7 h 30, Philippe, le skipper, fait son briefing de sécurité. Et c’est parti ! Il y a beaucoup de données à collecter dans l’embouchure du Kourou : Oiseaux, plancton, paramètres hydrologiques. Les groupes s’activent aux quatre coins du catamaran. Le rythme est très soutenu. A peine sortie de l’embouchure, la zone de mélange des eaux est là, tout prêt de la côte. Pas le temps de souffler, il faut se remettre à collecter des données. Tout de suite après, nous hissons la grand voile et faisons route vers les îles du salut. Comme il arrive souvent, après la dernière balise, la houle se fait sentir. Il devient difficile de se concentrer sur les observations d’oiseaux. C’est juste l’apprentissage de la dure réalité du travail de terrain. Certains préfèrent se rappeler Molière : « Que diable, allait-il faire dans cette galère ! »

Enfin, A l’abri de l’île St Joseph et après un bon repas, le travail reprend. Une équipe part à la pêche au plancton, grâce à un filet manta avec Hassan, un marin du Guyavoile. Floriant, journaliste à radio Péyi, n’hésite pas à s’embarquer avec eux. C’est ce qui s’appelle un reportage proche du terrain. D’autres reprennent les mesures des paramètres hydrologiques, observent le plancton au microscope ou à la loupe binoculaire avec Vikie, membre de l’OSL, étudient les poissons grâce à Vincent, un scientifique de l’Ifremer.

Ce n’est plus une averse mais une pluie de données qu’il va falloir trier, regrouper, synthétiser, présenter. L’un d’entre-eux, qui pourrait être l’auteur de cet article, est atteint du syndrome du professeur Tournesol, lui même inspiré de Piccard, l’inventeur du Bathyscaphe. L’aurait-on perdu ou serait-ce un acte délibéré ? Car après tout, pour répondre à la question de départ que sera t-il important de retenir ? La différence fondamentale entre le Chaetoceros et le Ceratium, comment pêcher des organismes si petits, le fait que le 100m papillon aurait dû s’appeler le 100m copépode, la faible profondeur de disparition du disque de Secchi. C’est dans les jours à venir que nos océanologues du collège Victor Schoelcher vont devoir répondre à la question. Il faudra peut-être aussi lever la tête et regarder du côté de ce que nous apportent les satellites, compléter ses recherches par exemple en allant voir ce que nous propose la lettre et le site d’Argonautica, proposés par le CNES.

En tout cas, un questionnement et une démarche scientifique qui n’auraient pu être possible sans l’invitation de l’Ifremer, de l’OSL et de Guyavoile. Une démarche exceptionnelle servie par une équipe qui nous a offert une prestation de grande qualité. Un grand merci à eux tous. Si l’on considère que le savoir est une quête de liberté, vous nous avez rappelé, de la meilleure des façons, le vers de Baudelaire : « Homme libre toujours tu chériras la mer ». Merci aussi aux élèves pour votre attitude si sympathique. Vous avez su endurer les épreuves de l’océan sans jamais vous plaindre, vous nous avez communiqué votre précieuse bonne humeur.

Ce n’est qu’un « au revoir » !

Pour plus d’informations sur la classe de mer, cliquez ici.

De retour au collège, les élèves ont fait part de leurs impressions. Pour lire leurs commentaires, cliquer ici.

 

 

 

Les sixièmes EIST/EIH à la découverte du littoral

Il fait beau ce jeudi 08 novembre au matin. Du soleil, quelques petits nuages et un peu de vent. Et c’est tant mieux, car les trois sixièmes EIST / EIH partent à la découverte du littoral*. Une matinée bien chargée, où chacun des cinq groupes participera aux cinq ateliers : histoire, géographie, physique, chimie, géologie, écologie, ornithologie*, carcinologie* et botanique*. Qui aurait pu imaginer que ce joli site de Kourou offrait tant de découvertes à faire ?

 

Les élèves ne furent pas avides de questions. Certains se sont révélés être de fins observateurs. Toutes les vingts minutes (ou presque), on tourne. Le vent se lève. Sur la jetée, des pêcheurs viennent faire des essais de fusées de détresse. C’est un cours de l’école maritime. Un bon moyen d’évoquer ce métier et ses risques. Le vent se lève, le soleil darde ses rayons implacables. On repart vers le marché aux poissons.

Fin de la matinée, un Ibis rouge fait une brève apparition comme une cerise sur le gâteau. Un agréable moment partagé.

Retour au collège, les élèves ont fait part de leurs impressions. Pour lire leurs commentaires, cliquer ici.

L’Ibis rouge, un oiseau emblématique de notre littoral

*Cette sortie fut initiée il y a quatre ans en collaboration avec le CNRS dans le cadre du projet « Biomango ». C’était la troisième édition cette année, plus de 170 élèves ont pu découvrir notre littoral et en particulier la mangrove.

*Ornithologie : étude des oiseaux, carcinologie : en zoologie, étude des crustacés et botanique : étude des végétaux.

Les articles sur dipijo à consulter sur le sujet :

Drôles de quatre-yeux ! : Un article à lire sur les Anableps.

Un pêcheur dans la vase : Le Raton crabier : Un article pour découvrir un mammifère discret de nos mangroves.

Pour voir d’autres photos des oiseaux vus lors de la sortie :

Les grands échassiers (1) : Héron, aigrette, bihoreau, savacou et onoré.

Les grands échassiers (2) : Les Ibis, les Spatules et les Tantales.

D’autres photos pour retrouver les animaux et les plantes de la sortie :

Crustacés : des photos des crabes, ceux qu’on connait et d’autres encore.

Les plantes du bord de mer : Retrouver des photos de vos palétuviers préférés.

La mangrove : Des photos de la mangrove, ailleurs en Guyane.

Coups de crayons :

La mangrove est belle, la preuve en image. Des dessins des sixièmes de l’année dernière (en attendant les vôtres).