Découverte de fossiles en Guyane.

Dent de requin.

La présence de fossiles en Amazonie est connue, notamment grâce aux travaux de l’équipe de paléontologues menée par le Pr. Pierre Olivier Antoine (Université de Montpellier). Lire l’article « Des fossiles en Guyane ? »¹. Mais en Guyane, qu’en est-il ?  A cause de la nature des roches, de la faible présence de sédiments et du climat, la présence de fossiles semble peu probable.

Pourtant, il existe au large de nos côtes des récifs coralliens fossiles, vestiges d’une époque (entre -20 000 et – 10 000 ans) où la Guyane bénéficiait d’un climat tropical sec et où la mer était alors transparente. Aujourd’hui sous la mer , entre -50 et -130 m, souvent enfouis sous les sédiments, la partie visibles de ces récifs morts abritent une quantité de poissons colorés.

Récemment, un ensemble de fossiles d’origine marine a été découvert sur le chantier d’Ariane 6 ! Non seulement des coquillages, des épines d’oursins et des morceaux de crabes, mais aussi des fragments de squelettes de poissons, des dents de requins ou de crocodiles. Ce sont les premiers fossiles de faune découverts sur la terre ferme en Guyane !

Pour en savoir plus :

« Les mondes perdus d’Amazonie », Pierre Olivier Antoine, Agora des savoirs, une excellente vidéo sur le passé de l’Amazonie.

« Des fossiles en Guyane ? », Un article de com au carré sur les découvertes de fossiles en Amazonie et les recherches effectuées par l’équipe de paléontologues de l’Université de Montpellier.

« Des fossiles de faune aquatique sur le site d’Ariane 6 » : Un article du site de l’agence de l’eau de Guyane avec des photographies des fossiles découverts.

« Poissons de mer de Guyane« , 2004, M. Léopold, Ifremer, 214 p.

 

Publicités

L’océan : L’autre poumon vert de la Guyane.

Le 16 novembre 2018, les troisièmes de la classe de mer du collège V. Schoelcher embarquaient sur le Guyavoile pour une campagne océanographique, de l’embouchure du Kourou aux îles du Salut. Objectif, répondre à la question : Pourquoi dit-on que l’océan est l’autre poumon vert de la Guyane ?

La journée s’était bien passée, notamment grâce au chaleureux accueil de l’équipage du Guyavoile et des scientifiques embarqués (lire l’article : Hisse et ho !). De retour au collège, il restait à analyser toutes les données récoltées, les échantillons collectés, à effectuer des recherches pour mieux comprendre l’environnement marin, le plancton, la production primaire, etc… Ils vous présentent le fruit de leur travail sous forme d’un document en ligne que vous pouvez consultez en cliquant sur le lien :

L’océan : L’autre poumon vert de la Guyane

En espérant que ce travail vous donnera envie d’en savoir un peu plus sur l’océan.

Merci aux élèves pour ce travail collectif :

Afouye Samuel, Aristil Vanita, Bango Rachel, Belameri Inès, Berlus Halissan, Charlot Josiane, Demosthène Larra, Fevry Laurendy Bermia, Joseph Dachelène, Jules Oberlinne, Kwadjani Luc, Monier Louna, Robert Nayeka, Sousa Nascimento Karen.

Préférez-vous le sourire Chaetoceros ?

 

A la découverte de nos minuscules

Le jeudi 14 mars, tous les élèves des sixièmes du collège Schoelcher ainsi que les Ulis ont été voir le film d’animation « Minucules 2 ». Comme dans le premier film, on retrouve les héros : les Coccinelles et les fourmis noires. Mais aussi, les « méchants », les fourmis rouges. Nos héros vont vivre une aventure qui les conduira jusqu’à la Guadeloupe. Ils vont y faire de nombreuses rencontres. Jetons un coup d’œil vers ces nouveaux minuscules.

Sur la plage, la coccinelle rencontre des crabes violonistes, reconnaissables à leur unique grosse pince. En Guyane, on trouve ces crabes dans la mangrove.

Il croise aussi un colibri. Ces oiseaux puisent le nectar des fleurs grâce à leur long bec. Ils sont capables de voler sur place en battant des ailes très rapidement. Dans cette famille, on trouve le plus petit oiseau de monde.

La jeune coccinelle est piégée dans la toile d’une araignée poilue avec de gros yeux. En Guyane, il existe la plus grosse araignée du monde, la Theraphosa blondi, une mygale qui vit au sol, en forêt. Elle est très poilue et peut si on l’embête vous projeter les poils urticants de son abdomen. Certaines araignées ne tissent pas de toile mais sautent sur leur proie, c’est le cas des salticidae qui ont des gros yeux très performants. Toutes les araignées ont huit pattes et pas d’antenne.

 

Un mille-pattes fait une brève apparition. Certains mille pattes, comme les iules, se nourrissent de feuilles en décomposition, d’autres, comme les scolopendres sont des prédateurs qui paralysent leur proie grâce à du venin. Leur piqûre est douloureuse.

 

Nos coccinelles vont aussi rencontrer de nombreux insectes : des cafards, des mouches, des chenilles, des mantes religieuses, des phasmes, des sauterelles feuilles. La différence avec les araignées est que tous les insectes ont six pattes et une paire d’antennes. Présentons quelques uns de ces insectes :

Les phasmes ressemblent à des brindilles. Ils se déplacent lentement ce qui rend encore plus difficile leur observation. Cet aspect leur permet de se confondre avec la végétation et ainsi d’échapper à leur prédateur, c’est ce qu’on appelle du mimétisme.

 

Les Mantes religieuses utilisent elles aussi le mimétisme. Ceci leur permet d’attendre leur proie qu’elles vont capturer grâce à un mouvement très rapide de leurs pattes avant.

 

Les chenilles vont se métamorphoser en papillon. Ils vont d’abord se transformer en chrysalide puis en papillon. L’adulte va alors pondre des œufs qui donneront de nouvelles chenilles.

 

Ils existent des chenilles toxiques et des chenilles urticantes, c’est-à-dire que lorsqu’on les touchent ça gratte. En Guyane, la papillonite est une maladie liée aux  papillons cendres qui sèment les écailles de leurs ailes un peu partout. Cela entraine de graves démangeaisons.

 

Es-tu prêt à relever les deux prochains défis :

Premier défi : As-tu bien lu l’article ? Pour le savoir clique sur le lien suivant : « A la découverte de nos minuscules » et réponds aux questions. N’oublie pas de cliquer sur « envoyer » à la fin du jeu pour vérifier ton score.

Deuxième défi : Il manque une photo de coccinelle dans l’article. Le premier qui réussi à photographier une coccinelle en Guyane peut l’envoyer à l’adresse dipijo@wanadoo.fr. Il verra sa photo et son nom de meilleur observateur publié sur le site.

Alors, ouvrez les yeux !

PS : envoyer la photo en précisant que vous autorisez sa publication sur ce site ainsi que la mention de votre nom, de votre âge et où vous avez pris la photo.

Vous pouvez aussi découvrir d’autres insectes de Guyane en cliquant sur le lien suivant :

https://dipijo.wordpress.com/la-faune/

Camina ? Il y a un piège ?

Caminas. Photo prise sur l’Abounamy, 2002.

Qu’est ce que c’est que ces étranges objets ? Le marsupilami aurait-il soufflé à Gaston Lagaffe l’idée du Gaffophone ?

En fait, il s’agit d’une Camina, un piège à poissons. Le principe fut très bien décrit par G. Brousseau, en 1901. On attache l’engin à une branche. On dispose un appât au fond de la nasse. Lorsque le poisson tire dessus, l’arc se détend et ferme le couvercle adapté à la base.

Dessin de G. Brousseau sur Manioc.org

Ce piège permet notamment de capturer des aïmaras, un redoutable carnassier pouvant atteindre une trentaine de kilos. On le trouve dans les fleuves et les criques de Guyane sauf dans le Kourou  et l’Iracoubo où il est remplacé par de gros patagayes.

Hoplias aimara.

Un piège qui fut largement utilisé en Guyane comme le précise Brousseau : « Les aymaras se prennent ainsi et les rivières et les étangs voisins des villages contiennent un grand nombre de ces sortes d’engins. » Son usga est aussi cité par le R.P. J.Brunetti, à Cottica, en 1893, : « Des hommes préparent des pirogues et des golis (espèce de paniers en trappe pour prendre le poisson) ». Les « Golis », l’autre nom des Caminas, font partie du patrimoine guyanais.

Donc, si vous en voyez un, n’essayez pas de jouer la 5ème de Beethoven dessus, ceci n’est pas un gaffophone…

Références :

« Les richesses de la Guyane Française et de l’ancien contesté franco-brésilien : 11 ans d’exploration », 1901, G. Brousseau, Société d’éditions scientifiques, p.208-210 sur le site http://www.manioc.org/

« La Guyane française : souvenirs et impressions de voyage », 1893, R.P. Brunetti, Editions A. Mame et fils, p.164, sur le site http://www.manioc.org/

« Atlas des poissons d’eau douce de Guyane, Tome 1« , 1996, P. Planquette, P. Keith & P.Y. Le Bail, Collection de Patrimoine Naturel, Vol.22, IEGB-MNHN, INRA, CSP, 429 p.

C’est Coooaa « Cerato » ?

« Toc, toc, toc, C’est Coooaaa Cerato ? »

Sous une pluie battante, Dipijo a reçu une étrange visite. Un crapaud frappe à la porte et demande : « Cerato ! Cerato ! On n’entend plus parler que de ça chez les têtards, mais c’est quoi Cerato ? ». Et oui, Qu’est-ce que c’est que « Cerato », s’interrogent les amphibiens non-connectés. Pour y répondre, Audric Broux, le président de l’association, a eu la gentillesse de se prêter au jeu des questions / réponses.

-Dipijo : Qu’est ce que c’est que « Cerato » ?

-A.Broux : CERATO est l’Association Herpétologique de Guyane. C’est une association à but non lucratif dont la mission est de mieux connaître l’herpétofaune* de Guyane française, d’aider à la protection des différentes espèces de reptiles et d’amphibiens comme de leur environnement et enfin de sensibiliser afin de mieux les protéger. Pour cela, nous voulons aussi sensibiliser les gens pour écarter par exemple, les préjugés liés aux serpents.

-Dipijo : Pourquoi l’association s’appelle « Cerato » ?

-A.Broux : Pour Ceratophrys cornuta, le Crapaud cornu. C’est un hommage à cet  amphibien remarquable. Un crapaud avec une énorme bouche et deux « cornes ». C’est assez rare de le croiser puisqu’il qui ne vit qu’en forêt primaire et qu’il s’enterre toute l’année sauf trois jours pour se reproduire.

Ceratophrys cornuta, le Crapaud cornu. Photo : A.Broux

-Dipijo : Quand cette association est elle née ?

-A.Broux : L’association aura bientôt un an, elle a été fondée en mars 2018 mais ses activités ont véritablement commencé en novembre dernier.

-Dipijo : Qui sont les adhérents à l’association ?

-A.Broux : Tout le monde peut adhérer à l’association. Il y a bien sûr des herpétologues*, des scientifiques et des naturalistes qui font partie du conseil d’administration. Mais dans l’association, il y a aussi bien des passionnés que des curieux qui veulent en apprendre plus ou encore des gens qui veulent vaincre leur peur.

Boa émeraude, Corallus caninus. Photo A.Broux

-Dipijo : Comment peut on devenir adhérent ?

Pour adhérer, tout se fait en ligne. Il suffit d’aller sur le site internet de l’association https://cerato-guyane.com/ puis dans la rubrique adhérer, de remplir le formulaire et de payer via la plateforme sécurisée HelloAsso.

-Dipijo : Où peut-on vous trouver sur la toile ?

Justement, nous avons un site internet avec des informations sur l’association, ses activités ainsi que des ressources à disposition. Mais, nous sommes aussi présents sur les réseaux sociaux comme FaceBook  : https://www.facebook.com/CeratoAsso/ ou encore Instagram cerato_guyane où nous publions régulièrement des photos  ou des résumés de nos activités.

Un grand merci pour toutes ces informations et pour les photos. Une bien bonne nouvelle donc que la création de cette nouvelle association. Souhaitons lui longue vie et des découvertes extraordinaires.

*Herpétofaune : Un mot savant pour parler des amphibiens et des reptiles. Bref, des grenouilles, serpents, lézards, caïmans et tortues.

*Herpétologue : Un spécialiste des amphibiens et des reptiles.

La fourmi et l’oiseau

« La fourmi et l’oiseau », si Jean de la Fontaine avait vécu en Guyane, il en aurait sûrement écrit une fable. Parlons ici de la relation extraordinaire qui lie certaines espèces d’oiseaux et les redoutables fourmis légionnaires.

Les fourmis légionnaires sont bien connues en Guyane. Ces fourmis ne construisent pas de fourmilière. Elles se déplacent en colonie énorme pouvant atteindre plusieurs

Les soldats de Labidus protègent la colonne..

centaines de milliers d’individus. Elles dévorent tout sur leur passage, insectes, cloportes, araignées, amphibiens, lézards. Mieux vaut fuir à l’arrivée de ces prédateurs. Certaines fourmis écument le sous-bois particulièrement par temps pluvieux, c’est le moment de les observer. Le soir, la colonie s’arrête dans le creux d’un arbre, sous une roche ou, comme sur la photo ci-dessous, sous le toit d’un carbet pour former une grosse boule de centaines de milliers d’individus. Il ne vient pas forcément à l’idée d’y mettre un doigt…

Leur déplacement est accompagné du crissement des feuilles mortes. Bruit des insectes qui fuient devant ces prédateurs, bruits des fourmis qui fouillent le moindre recoin. Tendez l’oreille car c’est aussi l’occasion d’entendre

Fourmilier manikup, Pithys albifrons.

de nombreux petits oiseaux. Au pied des arbres, on aperçoit ces petites boules de plumes qui suivent le déplacement de la colonie. Ils profitent de la panique créée chez les fuyards pour les capturer. Une sauterelle, couleur du sol, si difficile à détecter lorsqu’elle ne bouge pas, n’a pas d’autre choix que de faire un bond à l’arrivée des fourmis. Ce mouvement ne passera pas inaperçu pour le Fourmilier manikup, un oiseau insectivore toujours associé aux fourmis légionnaires. D’autres espèces d’oiseaux suivent les fourmis légionnaires. C’est le cas du Fourmilier à gorge rousse, du Grimpar à menton blanc, de l’Alapi à tête noire et de bien d’autres encore.

 

L’ensemble ne passe pas inaperçu. Les fourmis et les oiseaux semblent participer à un incroyable festin. Alors la prochaine fois que vous croiserez des fourmis légionnaires, ouvrez les oreilles, les Fourmiliers ne sont peut être pas loin.

Références :

« Portraits d’oiseaux guyanais« , 2003, Gepog, Ibis rouge éditions. Allez lire en particulier les pages 368 à 371 et pour une liste des espèces d’oiseaux associés aux fourmis légionnaires les pages 452 et 453.

« Oiseaux de Guyane« , 1992, O. Tostain, J-L. Dujardin, Ch.Erard & J-M. Thiollay, S.E.O., 222 p.

Comment les araignées perçoivent leurs proies ?

Les araignées sont des prédateurs. Pour chasser, toutes les espèces n’utilisent pas les mêmes techniques. Comment les araignées perçoivent-elles leurs proies ?

De nombreuses araignées ont plusieurs yeux. Elles peuvent en avoir

Menemerus bivittatus, une salticide.

huit, six, quatre, deux et pourtant la plupart voient très mal ! Exception faite des araignées sauteuses, les salticides, qui ont deux gros yeux qui leurs permettent de voir les couleurs et en trois dimensions. C’est un gros avantage quand on doit sauter sur une proie. D’autres araignées chassent la nuit en se déplaçant sur le sol. Elles ont une membrane sur les yeux qui leur permettent de voir la nuit. C’est aussi à cause de cette membrane que l’on voit briller leurs yeux dans le faisceau de la lampe.

Mais celles qui voient mal ont d’autres cordes à leur arc. Il ne vous a pas échappé que de nombreuses araignées sont couvertes de poils. En fait,

Une Néphile a capturé un insecte.

il existe plusieurs types de poils. Certains leurs permettent de détecter la moindre vibration. Lorsqu’un insecte se prend dans la toile, il la fait vibrer. L’araignée est tout de suite averti grâce aux poils de ses pattes qui captent ces vibrations. Certaines ont même des poils qui captent les mouvements de l’air. C’est très utile pour avertir qu’un papillon passe à proximité. Enfin, elles peuvent aussi avoir des poils qui leur permettent de « sentir » leur environnement.

De nombreuses espèces d’araignées tissent des toiles. Leurs proies se

Anelosimus eximius : Des araignées qui vivent en groupe.

prennent au piège. Averties par les vibrations, les araignées n’ont plus qu’à se jeter dessus et injecter leur venin. En Guyane, il existe des araignées qui vivent en colonie : les Anelosimus. Elles construisent d’énormes toiles de plusieurs mètres de long. Si vous les observez de près, vous verrez que lorsqu’une proie ou vous même, vous vous approchez, elles se déplacent et s’arrêtent toutes en même temps, pourtant elles sont complétement myopes. Cette magnifique synchronisation est due à la perception des vibrations sur cette grande toile. Elles sentent aussi leurs congénères, ce qui est bien

L’Araignée patineuse chasse en se déplaçant à la surface de l’eau.

utile pour éviter de se dévorer entre araignées de la colonie. Une autre araignée a aussi développé un moyen intéressant de se servir des vibrations. L’araignée patineuse chasse à la surface de l’eau. Elle perçoit les ondes créées par le déplacement de ses proies sous l’eau. Ce sont des araignées pêcheuses.

Bien que pratiquement aveugles, les mygales perçoivent leurs proies grâce à leurs poils.

Ces animaux à huit pattes ont encore bien des secrets, mais la prochaine que vous en voyez une, essayez de compter combien elle a de paires d’yeux. Pour les beaux yeux d’Anansi…

Références :

Livres :

« Découvrir les araignées de Guyane »,  V. Vedel, 2012, Ed. Plume verte, 48 pp.

« Les araignées : Un modèle de société ? », N. Gabriel, 1998, In « le Pou d’Agouti » N°23, p.28-29

« Dossier Mygales », S. Cauvy, 2002, In « le Pou d’Agouti » N°30, p.43-47.

Internet :

Côté nature : Sur ce site vous trouverez plein d’information sur les araignées, leur anatomie, leur morphologie, leur mue, etc… Ici, le lien renvoie à la morphologie.

Planeta invertebrados brasil : Un site sur les invertébrés en portugais. Ici, le lien renvoie à un intéressant article sur les araignées aquatiques.

https://dipijo.wordpress.com/araignee/ : La galerie photos des araignées de dipijo.