Curieux bestiaire : Le colibri

Fiche présentée par Livia B., Julina D., Samaïka C., Kyle B., Luara N.V., Bianca S.L.

Genre : Masculin

Nom latin : Pour le colibri à menton bleu : Cholorestes notata

Groupe : Les oiseaux, famille des Trochilidae qui comporte 340 espèces d’oiseaux.

Description de l’animal :

Taille : 6 à 20 cm                                               Poids : 2 à 20 g

Le colibri est le plus petit de tous les oiseaux du monde ! Il est aussi appelé « oiseau-mouche » parce qu’il est de petite taille et que ses mouvements d’ailes sont très rapides. Il a un bec très long et pointu, son plumage est très coloré et il change en fonction de la lumière. Le Colibri à menton bleu est presque entièrement vert avec la queue et le menton bleu. Il est attiré par les couleurs vives, surtout le rouge.

Emeraude orvert.

Phrase exemple : « Ce matin je m’apprêtais à sortir quand un colibri s’est posé sur mon épaule. »

Etymologie : Le mot proviendrait d’une des langues caribes. Les français l’ont emprunté à l’espagnol.

Charade  par Samaïka C. :

Mon premier est une partie du polo

Mon second est la 9ème lettre de l’alphabet

Mon dernier est un fromage

Mon tout est le nom d’un tout petit oiseau

Texte libre par Livia B.

« Le Colibri

Dans cette forêt, j’entends un petit bruit tout calme et si joyeux qu’il me fait tourner de bonheur. Je cherche partout cette mélodie, dans tous les coins, mais je ne trouve pas. Au moment où je m’assois près d’une cascade, j’entends à nouveau cette mélodie. J’aperçois enfin ce petit oiseau, scintillant comme tout. Il est tout petit mais ça ne m’importe pas parce que j’ai trouvé le son que je voulais. Donc maintenant, je sais que quelque chose de tout petit peut faire une grande différence et nous rendre joyeux. »

Le colibri. Dessin de Livia B.

 Informations concernant l’animal :

Ces oiseaux ne vivent qu’en Amérique, du sud de l’Alaska à la terre de feu. Ils sont plus abondants dans les forêts tropicales. Les espèces de Guyane sont sédentaires à l’inverse des espèces de l’Amérique du nord qui doivent effectuer des migrations de plusieurs milliers de kilomètres.

Il se nourrit de nectar de fleurs et d’insectes. C’est un pollinisateur. Il peut visiter plus de 100 fleurs par jour.

Colibri oreillard, Heliothryx auritus.

Les colibris pondent souvent deux œufs de très petite taille par nid.

Grâce à ses ailes, il peut faire du surplace. Il peut même reculer. Dans les airs, les mouvements d’ailes dessinent un huit alors que les autres oiseaux ne peuvent battre les ailes que de haut en bas. C’est le seul oiseau au monde capable de faire cela. Le colibri se déplace en moyenne à 56 km/h et peut atteindre les 97 km/h.

D’autres informations sur dipijo :

« https://dipijo.wordpress.com/les-colibris/ » : La galerie d’images d’autres colibris de Guyane.

« Le vol des colibris » : Un article sur le vol des colibris.

 

Pauvres aigrettes

« Ah, l’aigrette, je vais te plumer ! », une parodie de chanson pour rappeler le triste sort des aigrettes blanches à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle. Pourquoi me direz-vous ? Parce que le magnifique panache blanc de ces oiseaux ne laissait pas indifférent les plus grands personnages de l’époque. Ainsi, le bouquet de plumes d’aigrettes ornant la couronne du Prince de Galles a coûté 500 000 francs de 1906 (environ 2 millions d’euros).

Les aigrettes de couleur blanche étaient chassées pour la beauté de leurs plumes. En 1906, la plume d’aigrette est vendue jusqu’à 250 francs l’once, environ 1000 euros les 30g ! Dans le manuel de sciences naturelles de 1906, on apprend que « depuis une dizaine d’années la chasse de l’aigrette a été plus productive que la recherche de l’or ou du caoutchouc ». En 1890, La plume fait travailler 6 à 7000 personnes dans les ateliers parisiens. D’après ce manuel, chaque oiseau ne fournit que 3 à 5 grammes de plumes. Pourtant, en une seule année, il en est arrivé à Paris 600 kg provenant du Vénézuela, c’est – à – dire les plumes d’entre 120 000 à 200 000 oiseaux en un an ! Une autre méthode de calcul donne un chiffre plus proche des 100 000 oiseaux. Dans les deux cas, il s’agit d’un véritable massacre.

Extrait du cours de zoologie, Classes de sixième A & B, E. Caustier, 1906.

La Guyane exporte aussi des plumes d’oiseaux. Entre 189 kg en 1888 et 11 kg en 1894 de plumes de ces oiseaux arrivent de Guyane. On vend des plumes de rapapa*, d’ibis rouge, d’honoré* et surtout d’aigrette blanche. On note qu’on récolte les plumes du dos de l’aigrette mâle qui servent à confectionner les chapeaux des dames et les képis des officiers. A noter que la France achète aussi des plumes à l’Inde, à la Sibérie ou au Sénégal. La consommation de plumes en France augmente de 264 kg en 1887 à 778kg en 1896. Les plumes arrivent à Bordeaux dans des caisses. Pour les conserver et les protéger des insectes, on a pris soin de les saupoudrer de poivre et de camphre. A noter qu’il existe plusieurs espèces « d’aigrettes blanches » en Guyane : la Grande Aigrette, l’Aigrette neigeuse, la jeune Aigrette bleue et plus rare, l’Aigrette garzette. Le Héron garde-bœufs est aussi de couleur blanche. Dans les anciens textes, on ne parle que d’« Aigrette blanche » sans préciser l’espèce. Pour les parures en provenance de Guyane, il s’agit certainement des plumes d’Aigrettes neigeuses.

Galerie photos des possiblement dénommées « Aigrettes blanches » dans les anciens textes

Dans le manuel de sciences naturelles de 1906, l’auteur s’inquiète du massacre. Il propose alors d’élever ces oiseaux en Indochine dans les rizières et les marais où de grandes colonies d’aigrettes existent déjà. Dans les années 60, la plume n’est plus à la mode. Cette industrie décline. Depuis l’arrêté du 15 mai 1986, tous les hérons et aigrettes de Guyane sont intégralement protégées. Aujourd’hui, les plumes utilisées proviennent d’oiseaux comestibles comme le coq, le faisan, la pintade, etc…

Des Aigrettes garzettes, dans le sud de la Chine, non loin du Vietnam (une partie de l’ex-Indochine).

Vocabulaire :

Savacou huppé, Cochlearius cochlearius.

Rapapa : Le Savacou huppé en créole guyanais.

Honoré : Certains oiseaux de la famille des hérons portent aujourd’hui le nom d’onoré.

 

 

Références :

« L’inventaire de la Guyane française en 1900 », E. Bassières, 2003, Editions orphie, 244 pp. Un livre à lire si vous voulez en savoir beaucoup plus sur les différentes utilisations des plantes évoquées dans cet article.

« Zoologie : Classes de 6ème A & B », 1906, E. Caustier, 8ème édition, Librairie Vuibert, 315 pp. Le manuel des sciences naturelles que lisaient les élèves de 6ème en 1906.

« Plume et mode à la Belle Époque », 2008, Anne MonjaretTechniques & Culture [En ligne], 50 |2008. Un article passionnant pour en savoir beaucoup plus sur le sujet avec de remarquables illustrations.

Convertisseur d’anciens francs en euros :

https://www.insee.fr/fr/information/2417794 : Convertisseur franc-euro

De Régina aux Nouragues

Carte du voyage de Régina à l’inselberg des Nouragues. Pour consulter la carte interactive, cliquez dessus.

Aller de Régina à l’inselberg des Nouragues, c’est voyager toujours plus loin vers l’intérieur de la Guyane. Après une visite de l’écomusée de Régina, on embarque sur une pirogue à partir de l’auberge de l’Approuague, fleuve qu’on remonte jusqu’à l’Arataï, l’un de ses affluents. Un arrêt au camp de l’Arataï, puis on navigue jusqu’à la station de recherche de Pararé. Ensuite,  une marche en forêt nous permet d’atteindre le camp « inselberg », ainsi nommé car au pied de l’inselberg des Nouragues. Reste à grimper jusqu’au sommet de celui-ci pour admirer la Guyane de l’intérieur, jusqu’aux monts autour de Saül. Laissez vous voyager à travers les images.

Toutes ces photos ont été prises dans le cadre du stage « Conservation et biodiversité aux Nouragues ».

Merci aux organisateurs, formateurs, accompagnateurs, techniciens pour avoir pu participer à cette excellente formation : Lucie Jantot, Clémentine Boittin, Alexandre Casanova, Isabelle Pierrejean,  Nina Marchand, Bran Le Prat, Wemo Betian sans qui ce stage ne pourraient se faire. Merci à Mme Jean-Baptiste pour sa réactivité lors de l’annonce du stage. Un grand bravo à Agassi pour sa dextérité dans les sauts et à tous les collègues du stage pour avoir rendu ce moment si agréable. Les poissons et moi-même remercions Natalia Durand pour avoir pris soin de l’aquarium de la classe.

Un grand merci à tous les organismes qui participent à cette action : Le Rectorat de Guyane, la Réserve Naturelle Nationale des Nouragues, la Maison pour la science en Guyane, le Centre National de la Recherche Scientifique, le réseau Canopé, le Centre National d’Études Spatiales, le Groupe d’Étude et de Protection des Oiseaux de Guyane, l’Office National des Forêts, le Conservatoire d’espaces naturels Guyane, La commune de Régina-Kaw, La Canopée des Sciences, l’Écomusée municipal d’Approuague-Kaw et la Fondation La main à la pâte.

Pour en savoir plus :

http://www.nouragues.fr/la-reserve-naturelle-des-nouragues/ : Pour découvrir la réserve naturelle des Nouragues, vous pourrez notamment effectuer une visite virtuelle à 360°.

Curieux bestiaire : L’Hoatzin

Fiche présentée par Athalia B., Etchnaëlle C., Matilde F. de la 6ème Hoatzin

Genre : Masculin

Nom latin : Opisthocomus hoatzin

Groupe : Oiseaux

Description de l’animal :

Taille : 62 à 70 cm                                            Poids : 700-900 g

Le hoatzin est un grand oiseau arboricole* et grégaire*. Sa queue est longue et ses ailes sont larges. Les plumes du dos sont de couleur bronze olivâtre. Il possède un long cou et une petite tête. Celle-ci porte une huppe* hérissée*. Les plumes du cou sont marron clair- châtaigne. Il a les yeux rouges, la huppe de couleur rouille est érigée. Une portion bleue couvre une partie du bec.

Phrase exemple :  » Dans la nuit, j’ai vu un Hoatzin sur une branche d’arbre. »

Étymologie : Du nahuatl huatzin = faisan. Le « nahuatl » est une langue amérindienne du Mexique.

Étymologie du nom latin : Le nom de genre Opisthomocus vient du grec Opisthen = derrière et kome = casque, huppe et fait référence à la partie la plus visible de cet oiseau.

Hoatzins, consommateurs de feuilles aquatiques

Oiseaux, que l’on rencontre en Amérique du sud

Actifs, les Hoatzins sont actifs

Tête, il a une tête bleue

Zoo, il n’y a pas de hoatzin au zoo de Guyane

Inondées, les hoatzins habitent dans les forêts inondées de l’Amérique du sud

Nid, ils pondent 2 ou 3 œufs dans un nid

Informations concernant l’animal : On peut le trouver dans l’est des Andes, au Suriname et en Guyane.

L’hoatzin est végétarien. Les hoatzins mangent beaucoup de feuilles aquatiques. Ils mangent 10 différentes espèces de plantes, de fleurs et de fruits.

Ces oiseaux sont des oiseaux hautement sociaux et ils font beaucoup de bruit. Le couple nicheur est souvent aidé par quelques adultes pour nourrir les petits avec des feuilles. Ils aiment se reposer côte à côte. Ils peuvent se reproduire dès les 2-3 ans. Entre la troisième et la sixième semaine les petits sont capables de sortir du nid pour aller dans l’eau en cas de danger mais ils continuent à être nourri par les parents.

Curiosités :

-Un personnage de jeu vidéo, Hurricane Hoazin, présente une crête de plumes érigées et une combinaison de couleur assez semblables à celles de cet oiseau.

– L’Hoatzin est un oiseau qui ne ressemble à aucun autre. Il est considéré comme l’oiseau moderne le plus ancien encore existant : Plus de 18 millions d’années.

Vocabulaire :

Arboricole : qui vit dans les arbres

Grégaire : Qui vit en groupe

Huppe : Un ensemble de plumes dressées sur la tête de l’Hoatzin.

Hérissée : Une huppe hérissée est une touffe de plumes dressées.

Sources :

www.monaconatureencyclopedia.com

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hoazin_hupp%C3%A9

https://www.oiseaux.net/oiseaux/hoazin.huppe.html

 

Titan : La bébête à trois cornes

Mardi dernier, Nallya A., une élève de sixième a apporté une belle surprise, une grosse bêbête noire avec sur la tête trois cornes, deux de chaque côté de la tête et une

Megasoma actaeon, Titan

longue au milieu. Qu’est-ce que c’est ? Trois cornes, vous dites ? Hmmm, peut-être un Tricératops… Ah non, l’animal a six pattes et deux antennes, c’est un insecte. Ces ailes sont cachées sous des élytres dures, c’est un coléoptère. Il mesure une dizaine de centimètres, pas de doute, il s’agit du Titan, Megasoma acteon pour les scientifiques, l’un des plus gros coléoptères de la planète.

Ce gros scarabée peut faire une dizaine de cm !

Pas de danger pour autant, ce gros pépère ne se nourrit à l’âge adulte que de nectar, de sève et de fruit. Les femelles pondent de 15 à 30 œufs dans la terre. La larve vit dans le sol environ deux ans et demi où elle se nourrit de bois pourrissant. Avec son vol lourd, notre Titan adulte ne passe pas inaperçu. Il est d’ailleurs souvent la proie des singes ou des oiseaux. La nuit, près des villes, il est aussi attiré par les lumières des lampadaires qu’il vient percuter et au pied desquels on peut le trouver le matin.

Seuls les mâles ont une corne sur la tête.

Mâles et femelles sont faciles à identifier. Seuls les mâles ont ces étranges cornes sur la tête. Les femelles sont aussi un peu plus petites, elles mesurent 8,5 cm au maximum pour 12,5cm pour les mâles. Les cornes des mâles servent au cours des luttes pour renverser un autre mâle. A Apatou, il y a une vingtaine d’années, les élèves organisaient des combats de Titans. Megasoma acteon appartient à la famille des Dynastidae qui compte plus de 140 espèces en Guyane.  Les anglais les appelle aussi « Coléoptère rhinocéros »

Bien que ce soit une espèce répandue sur toute la Guyane, il n’est pas toujours facile de la trouver. Un grand merci donc à Nallya pour ce partage et à Manoa qui a eu la charge de le relâcher en lieu sûr. Les Titans sont particulièrement actifs en saison des pluies, au mois de mai et en saison sèche, au mois de septembre et d’octobre. Alors si vous voulez en observer, ouvrez l’œil, c’est la bonne période !

Pour en savoir plus :

« Fresque des paysages naturels guyanais : De la forêt marécageuse à la savane roche, livret 3 », R.Girault, F. Capus, A. Thiémonge et C. Pourcher, Ed. Sepanguy, 2012, Collection Nature Guyanaise, 128 pp.

« Les Coléoptères Dynastidae de Guyane : Coleoptera, Scarabaeoidea.», 2020, F. Dupuis & R. Perrin, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, Patrimoines naturels ; 81, 416 pp.

Curieux bestiaire, 2022 !

Cette année au collège, toutes les classes portent des noms d’animaux. Plus précisément, les 6èmes portent des noms d’oiseaux, les 5èmes de divers mammifères, les 4èmes de poissons et les 3èmes de félins. Dipijo vous propose de mettre en avant l’animal de votre classe en participant au projet : « Curieux bestiaire ».

Qu’est-ce que le « Curieux bestiaire » ? Initié en 2018, inspiré du « dictionnaire des écoliers », il s’agit de faire une fiche d’un animal en respectant un modèle et en illustrant votre fiche par un dessin ou une photo. Vous êtes un(e) élève du collège ou d’une école primaire, vous souhaitez envoyer la fiche d’un animal : Téléchargez la fiche « curieux bestiaire.docx » ou « curieux bestiaire.pdf« , écrivez votre fiche en complétant les différents champs demandés (s’il vous en manque un comme l’étymologie, ce n’est pas très grave) et envoyez votre fiche avec votre dessin ou une photo à dipijo@wanadoo.fr ou pour les élèves du collège, remettez-la à M. Breton.

On retrouvera votre fiche dans la photothèque, sous les photos de votre animal choisi. Attention, ne recopiez pas directement certains sites comme wikipédia, cela n’a pas d’intérêt. Merci aussi pour les photographies de ne pas les télécharger sur internet. Vous avez le droit d’utiliser vos propres photos, celles de dipijo ou mieux faites un dessin ! Pour trouver les photos sur dipijo, utilisez la case « Recherche… ». Vous ne trouverez pas de photos de certains animaux, comme l’ocelot ou le hoatzin sur le site. Il va falloir dessiner ou poster votre propre photo !

Prêt ? Alors, on attend vos fiches sur les Caciques, les Ibis, les Hoatzins, les Colibris, etc… etc…

Voici un exemple de fiche, proposé par Maïlys :

Le  Saïmiri

genre : masculin
Nom latin : Saimiri sciureus

Le saïmiri est un primate.
Le saïmiri est de pelage jaune aux pattes marron et grises. Il se trouve souvent dans les forêts tropicales.

Saïmiri ou singe écureuil

Phrase exemple : Sous l’un des arbres fleuri, le saïmiri petit et malicieux se tenait sur sa branche en attendant son FESTIN !!!
Etymologie : Le mot « Saïmiri » vient d’une langue amérindienne le tupi, « sahi » veut dire singe et  »miri » veut dire petit.

Singe
Acrobate
Ingénieux
Malicieux
Introuvable
Rigolo
Interprète

Le régime alimentaire : Le saïmiri mange des insectes, des araignées ou des petits fruits murs. Les saïmiris se déplacent sur quatre pattes et se déplacent par bonds. Ils urinent sur leurs pieds et leurs mains à la fois pour mieux accrocher les branches et pour y déposer leur odeur. Les saïmiris se déplacent par groupe de 30 a 70 membres. Ils évoluent ensemble puis ils lancent différents appels ou cris pour avertir ou autres (pour se protéger).

Fiche présentée par Maïlys M., 13 ans, Kourou.

Bonne rentrée pour l’année scolaire 2022 / 2023 !

Une nouvelle année scolaire démarre, c’est l’occasion de présenter dipijo, un site sur la nature en Guyane.

Dipijo est écrit par un professeur mais, si vous êtes élève et que vous aimez la nature, vous pouvez y publier un article, un dessin ou une photographie sur la faune ou la flore guyanaise. Quelques idées pour les articles : Une fiche descriptive d’un animal, raconter une anecdote que vous avez vécu dans la nature, une rencontre avec un animal qui vous a marqué, une plante que vous aimez particulièrement, votre passion pour les papillons, etc…

A l’origine, Dipijo a été créé pour mettre à disposition des élèves et des enseignants des photos de la faune, de la flore et des paysages prises en Guyane et libres d’utilisation dans le cadre des travaux scolaires. N’hésitez pas à vous balader dans les galeries d’images, j’allais dire, vous y perdre, car il y a aujourd’hui plus de 5500 photos sur le site répartis sur 225 pages et 192 articles.

A noter que toutes les photographies, non signalées par un copyright, sont de H. Breton, l’auteur du site. Elles ont pratiquement toutes été prises en Guyane. Dans le cas contraire, le lieu de la prise de vue est signalé. Les noms utilisés sont les noms scientifiques, il y a parfois la traduction en anglais, en espagnol, en portugais et en sranan tongo. Si dans le cadre de vos travaux, vous souhaitez les photographies avec une meilleure définition, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse dipijo@wanadoo.fr.

Par contre, les photos sur lesquels figurent des personnes bénéficient d’une autorisation d’utilisation exclusive de leur image. Il est donc interdit de les réutiliser.

Vous trouverez toutes les images utilisables dans les rubriques ci-dessous :

Animaux de Guyane

Les plantes de Guyane

Le plancton

Champignons de Guyane

Des paysages et des hommes

Au passage, c’est toujours sympa de m’envoyer un petit mot lorsque vous utilisez les images. Vous pouvez l’envoyer à dipijo@wanadoo.fr  ou dans les commentaires.

Dans la rubrique jeux, vous trouverez plusieurs quiz sur la faune de Guyane. Il y a aussi un jeu à télécharger dans cette rubrique, le « tékitoi », un jeu de plateau sur les animaux et leurs milieux de vie. Une remarque importante, ces jeux sont gratuits et en libre accès. Ah, oui, j’oubliais, vous pouvez faire autant d’erreurs que vous voulez, les réponses ne sont pas communiquées à l’auteur.

Choisissez votre quiz et c’est parti !

Qui sont ces singes ?
Le jeu des amphibiens
C’est quoi ces bébêtes ?
Les animaux guyanais
Que d’œufs ! Que d’œufs !
Zanimos en chiffres
A la découverte de nos minuscules
Je respire, tu respires, ils respirent
¿ Como se llama este animal ?
Reconnaître les Mammifères
What is this animal ?
Jeu du « qui est là ? »
Jeu des oiseaux des villes et des jardins
Jeu des régimes alimentaires

Je vous souhaite à tous une excellente rentrée pour l’année scolaire 2022 / 2023 !

Cruckin : Découvrez la faune de Bretagne

Les vacances invitent à découvrir d’autres régions du monde. En août 2019, Dipijo vous invitait à découvrir les oiseaux du sud-est de la Chine, dans la région du Guangxi à travers le site « Un Coucou du Guangxi ». Cette année, c’est la Bretagne qui est à l’honneur. Cette région de l’ouest de la France offre des paysages variés. Le littoral y est très découpé, ce qui fait que la côte bretonne est longue de 2470 km, c’est à dire qu’elle représente à elle seule un tiers du littoral français. Pas étonnant donc que pour évoquer la Bretagne, le site s’appelle « Cruckin » du nom d’une petite plage et de sa presqu’île (https://cruckin.wordpress.com/)

Comme pour dipijo, vous pouvez découvrir les animaux de la Bretagne en évoluant dans les galeries d’images. Bonne Balade virtuelle.

Vous voulez découvrir ce nouveau site, alors cliquez sur « Cruckin ».

Voici quelques animaux que vous pourrez découvrir sur cette nouveau site

Bonnes vacances 2022 !

Ça y est, vous êtes enfin en vacances ! Quelques bonnes idées en images pour bien occuper cette période (Clique sur les photos pour voir la galerie).

Dauphins à tribord !

Lors de leur sortie en mer, les 6èmes du collège Victor Schoelcher ont eu la chance de croiser par deux fois la route des dauphins. Avant les îles, dans le chenal, à tribord du bateau, un petit groupe d’ailerons apparait. Il s’agit du Sotalie des Guyanes, Sotalia guyanensis. Puis, une fois les îles dépassées, un grand groupe de dauphins, nageant en ligne de trois ou quatre, nous rattrape. Il s’agit de Sténos rostrés, Steno bredanensis. Que savons-nous des mammifères marins en Guyane ?

Peu connus auparavant, les mammifères marins de Guyane ont fait l’objet de recherches depuis le début des années 2000. Les scientifiques ont découvert pas moins de 22 espèces de mammifères marins dans les eaux guyanaises, c’est-à-dire dans la zone océanique qui s’étend de la côte à 200 miles marins (370 km) vers le large. Parmi ces 22 espèces, certaines sont très connues. Par exemple, on trouve le très grand Rorqual commun ; de 20 à 26 m de long ! Le deuxième plus grand mammifère du monde (le plus grand est la Baleine bleue avec ses 28 m de long). Il a aussi été observé le célèbre Cachalot ou les non moins célèbres Orques épaulards, redoutables prédateurs noir et blanc. Ces rencontres restent rares. Plus près de nous, on peut parfois observer depuis la côte et même dans les embouchures des fleuves des Lamantins des Antilles ou les petits Sotalies des Guyanes, adorables dauphins. Les Sotalies sont les premiers cétacés que nous observons, ce jour-là, au niveau du chenal de Kourou.

Après les îles, nous sommes rattrapés puis entourés par un groupe d’une trentaine de Sténos rostrés. Des dauphins qui portent un bien curieux nom… « Sténo » veut dire « étroit » en grec et rostré, vient de son rostre ou « bec », il fut d’ailleurs appelé « Dauphin à bec étroit ». Et voilà, si le toucan est notre Cyrano des airs, nous avons croisé la route du Cyrano des mers. Au début du XIXème, ce fut d’abord un crâne découvert près de Brest qui permis d’identifier le Sténo rostré. Avec ses 2 m à 2,80 m de long, il est plus grand que le petit Sotalie des Guyanes qui mesure entre 1,70 m et 2,20m au maximum. Les adultes pèsent de 90 à 160 kg. Outre son bec long et étroit, sa tête n’a pas un gros melon, cette sorte de bosse ronde qu’ont les grands dauphins, mais un front fuyant. Il peut avoir des tâches sombres sur le dos. Comme on l’a vu ce jour-là, plusieurs individus avaient des nageoires dorsales abimées.

Il vit dans les océans Atlantique, Indien et Pacifique et en mer méditerranée. Il se déplace au large ou en bordure du plateau continental. Il chasse parfois avec les thons. Il peut dans ce cas être victime des grandes pêches industrielles au filet tournant. Il ne se déplace pas par bonds mais en rangs serrés, laissant sortir le menton à la surface de l’eau. On peut alors voir que ses lèvres sont parfois blanches. Ils nous ont accompagnés pendant près d’une heure faisant bondir des thazards de façon spectaculaire.  Ces dauphins ne nous ont pas snobés. Normal, pour des dauphins qui n’ont pas le melon.

Références

« Etude des cétacés au large de la Guyane », Un article de l’association OSL où vous trouverez des vidéos mais aussi un guide de reconnaissance des cétacés de Guyane à télécharger.

« Petit guide illustré des mammifères marins de Guyane », 2021, Bordin A., Vanhoucke M. & Dewynter M., Collection Good ID. AGOA / RNN de l’île du Grand Connétable. Présenté par Le GEPOG et la Réserve Naturelle de l’île du Grand-Connétable. A télécharger sur le site de la réserve du Connétable ou sur faune-guyane.

« Les Mammifères marins observés en Guyane française », A. Bordin & C. Pusinéri, une très jolie présentation de 29p.  A télécharger en PDF sur le site de faune-guyane.

« Guyane océane », 2012, D. Guiral & R. Le Guen, Editions Roger Le Guen, 472 p.

« Le monde des dauphins », 1995, J.Y. Cousteau, Y. Paccalet, Editions Robert Laffon S.A., 188 pp.

Du fait de leur vie en mer, il reste encore beaucoup de choses à découvrir sur la vie des cétacés. Vous pouvez aider les scientifiques dans leur recherche en communiquant vos observations sur un site de science participative, Obsenmer. Les échouages d’individus morts ou vivants jouent un rôle important dans la découverte des mammifères marins. Si vous trouvez un animal mort ou vivant échoué, vous pouvez prévenir le Réseau Echouage de Guyane, le REG.