Tamandua : La terreur des termites et des fourmis

Tamandua, Marggraf Georg, 1648                    (source Manioc.org)

Vous avez peut-être aperçu, le long de nos routes, un curieux animal au pelage blond et au museau démesuré déambulant avec nonchalance. Il s’agit du Tamandua, un petit fourmilier qui pèse de 3,3 à 8,4 kg. Son nom vient d’une langue amérindienne, le tupi. Son nom scientifique est Tamandua tetradactyla, ce qui veut dire le Tamandua à quatre doigts. En fait, si ses empreintes laissent la trace de cinq doigts pour les pattes arrière, on observe bien quatre doigts pour les pattes avant. Des scientifiques brésiliens viennent de montrer l’existence d’une petite phalange qui serait un cinquième doigt vestigial. Elle propose donc de l’appeler Tamandua pentadactyla, le Tamandua à cinq doigts.

Grand Tamanoir

Le Tamandua est proche du Tamanoir, avec qui il partage le fait de ne pas avoir de dent, d’avoir une très longue longue langue cylindrique collant qui permet d’attraper les fourmis et les termites dont ils se nourrissent. Car notre charmant animal est la terreur de ces petits insectes. Grâce à ses longues griffes et sa queue préhensile, il grimpe facilement aux arbres. Pour se nourrir, il se sert de ses griffes pour casser la termitière ou la fourmilière, introduit son long museau dans le trou où sa longue langue collante lui permet de capturer ses proies en grand nombre. Lorsqu’un Tamandua s’attaque à une termitière, il pleut des morceaux de terre et d’insectes, c’est le moment de lever les yeux pour le découvrir à l’œuvre. Pas de repos pour les minuscules, le Tamandua est actif le jour et la nuit. il se déplace aussi bien dans les arbres qu’au sol.

La mère Tamandua ne fait qu’un seul petit qu’elle porte sur son dos tant qu’il n’est pas autonome. Agressé, ces animaux font face à l’attaquant debout sur les pattes arrière, les pattes avant ouvertes prêtes à donner un coup de griffe. Malheureusement, cela est peu efficace face aux voitures et il n’est pas rare de trouver des Tamanduas morts victimes d’accidents. Au 19ème siècle, les auteurs du livre :« le petit Buffon illustré pour les enfants » se plaignent du fait que l’on chasse le Tamandua. Ils pensent qu’on devrait plutôt les protéger en raison de leur utilité. Aujourd’hui, en Guyane, le Tamandua est une espèce intégralement protégée. Les fourmis et les termites ne sont pas de cet avis. Et vous qu’en pensez-vous ? D’accord ou pas pour lever le pied quand un Tamandua traverse la route ?

Pour en savoir plus :

« Le petit Buffon illustré des enfants : histoire récréative des animaux, d’après les meilleurs auteurs », 1876, Adrien Linden, Bernardin -Bechet éditeur, 320 pp.

« The lesser anteater (Tamandua tetradactyla) is not tetradactyla, but pentadactyla », 2019, A. C. Machado Cruvinel  et al., « Anatomia, Histologia, Embryologia », Volume 48, numéro 3, pages 256-263

« Faune de Guyane« , 2007, E. Hansen et C.Richard-Hansen, Ed. Roger le Guen, 272 pp.

« Neotropical Rainforest Mammals« , 1997, L. Emmons, F. Feer, The University of Chicago Press, 307 pp.

 

La couleur de l’océan

Illustration d’Emily SdL

Toujours dans le cadre de la fête de la science, si les sixièmes avaient découvert le littoral, (lire l’article : « fête de la science : ça ne manque pas de sel »), les cinquièmes de la classe de mer, eux, sont partis le vendredi 08 novembre à la découverte de la couleur de l’océan. Ils vous racontent la suite.

« Le 08 novembre 2019, avec la cinquième classe de mer, nous sommes partis en catamaran en direction des îles du Salut. Nous sommes allés dans le but de faire des prélèvements d’eau et de plancton pour déterminer la raison de la couleur de l’eau et pour observer les animaux marins. Quelques minutes après être partis, nous avons croisé le chemin de quelques oiseaux tel que l’Ibis rouge, l’Aigrette bleue ou la Mouette atricille. En pleine mer, nous avons vu un dauphin et une multitude d’oiseaux. Près de l’île du diable, nous avons vu des dizaines de tarpons, recroisé des dauphins et admiré deux immenses raies manta. Pour le clou du spectacle, nous avons eu l’immense chance de rencontrer un jeune Requin baleine d’environ 5 mètres. Puis, nous avons accosté sur l’île royale, pris notre repas et installé le matériel scientifique. Grâce aux microscopes et autres instruments comme des loupes, nous avons pu examiner du zooplancton et du phytoplancton pêchés le matin. En regardant dans l’objectif, c’était un autre monde. Il y avait de magnifiques couleurs. Dans les échantillons pêchés sur place, on a observé des larves de crustacés, des éponges orange, des ophiures et plein d’autres espèces Sarah prélèvesurprenantes. Malheureusement, c’était l’heure de rentrer, nous avons dû ranger et partir. Pendant le retour, nous avons profité du soleil et observé l’horizon très coloré. Le capitaine a même envoyé la petite voile. Ce fut la fin de notre aventure aux îles du salut qui fut une expérience très instructive grâce aux encadrants sympathiques et passionnés d’océanologie. » Iris V. et Sarah A.

 

La pêche aux algues.

« Le vendredi 08 novembre, nous devons nous retrouver, les élèves et les professeurs, au port à 7 h 15. Nous faisons trois groupes pour observer les oiseaux et faire des relevés d’eau de mer. M. Grépin, le scientifique, nous explique pourquoi l’eau de la mer en Guyane est marron : c’est parce que le fleuve Amazone envoie de la vase sur le littoral et à cause des micro-algues. Dans mon groupe, nous avons observé les oiseaux : des aigrettes, des mouettes et d’autres dont je ne sais pas le nom. En arrivant aux îles, nous avons fait des prélèvements sur les algues trouvées sur une corde dans l’eau. Au microscope, nous avons vu des crustacés et d’autres animaux très laids dont je ne sais pas non plus le nom. En rentrant, nous avons fait un peu le tour de l’île. Puis le bateau a regagné Kourou ». Alicia T.

« Pendant la sortie, j’ai appris beaucoup de choses que je ne connaissais pas : le nom des nuages, les noms des différentes espèces que j’ai vues au microscope. Sur le bateau, il y avait deux scientifiques, une technicienne de laboratoire, trois professeurs, une caméraman, une marine (sic) et un capitaine. Après les présentations, nous sommes allés aux alentours du port. Nous avons vu plusieurs espèces d’oiseaux. En s’approchant des îles, il commençait à y avoir beaucoup plus de vagues mais je suis restée devant. Nous avons vu un requin soyeux, un requin baleine, des raies mantas et des dauphins. Mais, je n’ai pas pu voir les dauphins, car en restant devant, j’ai eu le mal de mer. En arrivant sur l’île, j’étais soulagée, j’ai vu des Tortues vertes. Nous avons mangé. Après ça, j’ai sorti mon téléphone pour prendre des photos des tortues et de la mer. J’ai vu d’étranges organismes au microscope. Puis, M. Breton décide de faire le tour de l’île avec nous. Il y avait des singes et un chat noir. Après le tour, c’était l’heure de partir. Une fois rentrée, j’étais contente de cette journée et aussi de pouvoir me doucher. » Rianty T.

« Le vendredi 08 novembre 2019, avec la classe de mer, on a fait une sortie en mer. On a pris le bateau Guyavoile. En arrivant aux îles, on a vu des sternes, des dauphins, des petits poissons… On a même vu un requin baleine. On a fait des prélèvements pour faire des expériences (…) A la fin, on a fait un petit tour de l’île, on a vu plein de singes. Puis, on est rentré vers 17 h 10″. Sophie L.

« Lorsque nous étions sur le bateau, il faisait très chaud. Nous avons pris des jumelles et nous avons vu des oiseaux. Lorsque nous avions soif, nous allions chercher de l’eau dans la cabine (…) Puis nous avons vu un requin baleine. » Evan D.

« J’ai vraiment aimé cette sortie mis à part que j’ai vomi. Une des parties que j’ai aimées, c’est quand on a regardé au microscope. On a observé les espèces d’oiseaux sur le chemin vers les îles. On a aussi vu un requin baleine. Enfin, c’est plutôt les autres qui l’ont vu puisque j’étais malade. Il y avait aussi une raie et un dauphin. Nous avons aussi fait des prélèvements sur le chemin. Arrivé aux îles du Salut, on a regardé au microscope les prélèvements collectés en mer. Le zooplancton est les animaux et le phytoplancton est les plantes. Nous avons aussi regardé à la loupe. Il y avait différentes espèces. Nous nous sommes arrêtés sur plusieurs stations. » Audrey A.

Il a fallu du courage mais comme disait Baudelaire : « La mer, la vaste mer, console nos labeurs ! » (ndlr)

Photo Y.Gosse

« Le matin, je suis allée acheter des sandwichs pour manger aux îles. Ensuite, je suis allée aux pontons des balourous. Et puis, on a fait des groupes. J’étais dans le groupe de la station 1. Nous sommes partis, on a fait des prélèvements. On a vu la vitesse du courant et puis, on regardait à chaque fois l’eau qui changeait de couleur. Elle est devenue verte. Ensuite, on a vu des dauphins, un requin baleine et des tortues de mer. Arrivé sur l’île Royale, on a mangé. On a vu des très petits animaux au microscope. Après, on a fait le tour de l’île et on a vu des singes et des agoutis. Pendant ce temps, les autres adultes rangeaient le matériel. Et puis, nous sommes partis. » Ana Clara SdO

Photo Y. Gosse

« Je suis arrivée au port, je n’étais pas seule, il y avait d’autres personnes de la classe de mer. M. Breton est arrivé et nous a demandé si on avait tout apporté (…) Puis, nous avons pris la route pour aller aux îles. Le scientifique nous parlait et nous posait des questions. Sur la route, nous faisions des travaux en groupes. Quand nous sommes arrivés, nous sommes passés près de l’île St Joseph et certaines personnes ont vu un dauphin qui a sauté. C’était magnifique ! Le navigateur s’est arrêté pour voir si le dauphin était là. Plus tard, un des profs a vu un requin baleine près du bateau. C’était trop cool. Arrivés aux îles, nous avons mangé, nous avons fait des expériences et nous sommes allés faire un tour de l’île. Nous avons vu des singes, des agoutis, des anciennes constructions qui viennent des bagnards. Après nous sommes partis ! » Ti-Joseph L.

Ces jolis récits n’auraient jamais été écrits sans le soutien financier de l’Office de l’eau de la Guyane, de l’implication de l’OSL, d’une naturaliste et de la technicienne de laboratoire, de Guyavoile et de son sympathique équipage, de l’administration du collège et de mes deux fidèles collègues de SVT. Nous tenons à les remercier ici. Merci aussi aux parents pour leur confiance depuis le début dans ce projet.

 

 

Cliquez sur les photos pour voir la galerie

Pour une voir une vidéo subaquatique du requin baleine filmé en octobre 2019 lors d’une partie de pêche aux îles du Salut, cliquez ici.

Les parents qui souhaitent récupérer la photo de leur enfant en meilleure définition peuvent envoyer un mail à l’adresse dipijo@wanadoo.fr

Ça ne manque pas de sel !

La fête de la science ne manquait pas de sel cette année au collège Victor Schoelcher. Au menu, en entrée, les 54 élèves des 6èmes EIST/EIH se sont retrouvés à la pointe des roches pour une découverte pluridisciplinaire de ce célèbre site de notre littoral.

Dans EIST et EIH, il y a le mot « intégré », et le moins que l’on puisse dire est que le programme de ce jeudi 07 novembre concernait plusieurs domaines. En effet, les six professeurs d’EIST et d’EIH avaient préparé de multiples ateliers pour les élèves. Au programme : Histoire, géographie, géologie, écologie, biologie, physique et chimie. De quoi faire chauffer les neurones sous un soleil de plus en plus généreux.

Le site de la pointe des roches est, à cet égard, remarquable. Chaque atelier trouve une illustration directe à ses pieds. De la tour Dreyfus, témoin du passé, aux hôtels, représentants de l’activité touristique, de l’embouchure du fleuve qui draine ses sédiments, à la vasière et la mangrove qui regorgent de vie, du sel invisible qui sous la magie du professeur de physique-chimie apparait au grand jour, à la « laisse de mer », témoin des éléments que nous déposent le fleuve et la mer. Le fleuve et la mer qui nous ramène aussi parfois nos déchets pour nous rappeler nos mauvais comportements.

Un programme chargé donc, mais de 8 h à 12 h, les cinq groupes ont eu le temps d’aller d’un atelier à l’autre. La nature est généreuse en Guyane. Le sel, qu’on peut extraire de l’eau de mer, se récolte aussi directement sur les feuilles de palétuviers. Ces arbres astucieux ont réussi à coloniser un milieu aussi hostile qu’une vasière salée. Les Gros-yeux nagent aux pieds des observateurs, guettant les prédateurs aquatiques ou aériens. Les aigrettes bleues, tricolores et neigeuses se laissent observer en action de pêche sur la vasière. Cerise sur le gâteau, l’emblématique Ibis rouge est venu apporter une touche de couleur à la verte mangrove.

Une belle occasion donc de découvrir la mangrove. Cette forêt de palétuviers poussent les racines dans la vase. Elle est inondée deux fois par jour. Elle constitue la majorité du littoral guyanais. « Elle ne semble appartenir ni à la terre, ni à la mer (…) Les mangroves ont besoin de la caresse régulière des vagues ». P.Chamoiseau*.

-*In « Texaco », 1992, P. Chamoiseau, Editions Gallimard, 444 pp. Cité dans les « Mangroves, une forêt dans la mer ».

Pour en savoir plus :

– « Portraits d’oiseaux guyanais« , 2003, Gepog, Ibis rouge éditions, 479 pp.

« Mangrove, une forêt dans la mer », F. Fromard, E. Michaud et M. Hossaert-McKey, 2018, Ed. cherche midi, 168 p.

 

 

 

 

 

 

Réveil d’un volcan au Surinam

Il circule en ce moment une vidéo montrant des gens devant une route effondrée et en flammes avec ce titre : « Réveil d’un volcan au Surinam ». Attention, c’est une fausse information.

En fait, d’après le journal surinamais « De Ware Tijd », il ne s’agit pas du tout d’un volcan.  L’article paru sous le titre « Weg naar Nieuw Jacobkondre ernstig ingezakt » évoque un pont en rondins recouvert de latérite qui a pris feu, mercredi dernier, coupant ainsi la piste menant à New  Jacobkondre, dans le district de la Haute Saramacca. Il pourrait s’agir d’un feu accidentel comme il en existe beaucoup au bord des pistes en saison sèche, chez nos voisins comme en Guyane.

Pas de panique donc, et n’oubliez pas pour qu’un volcan se réveille, il faut déjà qu’il y ait un volcan à cet endroit là…

A la poursuite des Tortues luths

Mi-septembre, Dipijo écrivait à propos de la curieuse balade d’une Tortue luth sur une plage de Bretagne. Au mois de Juin, un scientifique de Strasbourg, Damien Chevallier, est venu en Guyane pour équiper neuf Tortues luths de balises qui permettent de suivre leurs déplacements. Le site du CNES, Argonautica vous permet de partir à la poursuite d’Arya, Augustine, Chani, Charlotte, Donatella, Lucie, Meiko, San et Stella.

Nos vaillantes voyageuses ont fait du chemin depuis quatre mois. Pour vous en rendre compte, cliquez sur le lien suivant : Argonautica. Une fois sur le site, cliquez sur le dessin de Tortue. Choisissez ensuite votre animal parmi les noms de la liste qui s’affichent à droite. Pour voir le trajet effectué, cliquez sur l’onglet « carte ».

Je vous conseille de jeter un coup d’œil sur le voyage de Lucie, cela devrait vous rappeler l’article : « Une Tortue luth en Bretagne« .

Ah, j’oubliais, comme le CNES a fait les choses bien, les élèves de la classe de mer peuvent aller jeter un coup d’œil sur les autres cartes. Peut-être que ça vous donnera des idées pour votre carte mentale…

Références :

Le site du CNES, Argonautica, vous permet de suivre plusieurs espèces animales équipées de balises (manchot, éléphant de mer, ours polaires, requin pèlerin). L’avantage de ces cartes de suivis sont qu’elles sont associées aux cartes de plusieurs paramètres hydrologiques.

La lettre Argonautica d’octobre.

Y a t-il des pélicans en Guyane ?

La mangrove et ses habitants, David F.N.

La consigne était simple : « Dessiner la mangrove de Guyane et la faune qui y vit ». Sur le dessin de David, il apparait en haut, à gauche, deux pélicans en vol. La réaction ne se fait pas attendre, « il n’y a pas de pélican en Guyane », « Non, il y en a, j’en ai vu », « Yu lei fu mi », etc… La question était posée : « Y a t-il des pélicans en Guyane ? »

Le professeur Tamitéziédevanlétrou, éminent ornithologue, interrogé à ce sujet, nous a répondu : « Ben, oui, parfois ».  Devant une réponse aussi

Pélican brun, Pelecanus occidentalis, un adulte photographié à Trinidad.

Deux Pélicans bruns, port de Kourou.

claire, nous nous sommes plongés dans les livres et sur internet. Oui, il y a bien des pélicans parfois en Guyane. Il s’agit de Pélicans bruns, Pelicanus occidentalis, un oiseau qui vit habituellement aux Antilles et au Brésil. Certains individus, le plus souvent des jeunes, nous rendent visite occasionnellement. En général, ils ne font que passer en Guyane. Depuis deux ans, ces gros oiseaux semblent apprécier le port de pêche et de plaisance de Kourou où ils ont stationné quelques temps. Les pélicans pêchent habituellement dans les eaux claires des Antilles. Ils repèrent les poissons en vol et plongent dessus. Une technique difficile à pratiquer ici vu la clarté de l’eau en Guyane, pas étonnant donc, qu’on ne les observe pas plus souvent ici. La population de ces oiseaux a fortement diminué aux Antilles. L’espèce est considérée en danger. Raison de plus pour ne pas les déranger si vous en croisez un. C’est ce qu’ont fait les pêcheurs de Kourou qui, depuis deux ans, les accueillent sur les pontons et les piles du port.

Ah, au fait, depuis une semaine, il y en a un qui se promène sur nos côtes, alors « Mettez vos yeux devant les trous » et on verra qui sera le premier à le trouver ! (Vous pouvez envoyer vos observations, photo ou dessin à dipijo, qui se fera un plaisir de les publier).

Un pélican se cache sur cette photo, seras-tu le retrouver ?

Pour en savoir plus :

« Oiseaux de Guyane« , 1992, O. Tostain, J-L. Dujardin, Ch.Erard & J-M. Thiollay, S.E.O., 222 p.

Le Pélican brun ou « Gran gosier », Une fiche proposée par l’ASFA,  l’Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles.

http://www.faune-guyane.fr/   Un site participatif sur les observations d’animaux en Guyane, riche en photos des différentes espèces.

La Galerie des grands gosiers :