Une sortie aux pripris de Yiyi.

Jeudi 21 décembre, une classe de 6ème EIST et deux classes Ulis attendent le bus sur le parking du collège. Destination : les pripris de Yiyi à Sinnamary. Etrange nom, « Pripris de Yiyi », qui demande une petite explication. Comme les élèves ont pu le découvrir un pripri est un marais avec de l’eau libre et des ilôts de végétation flottante. En effet, on parle de marais tremblants car une partie de la végétation n’est pas fixée au sol et se déplace en fonction du vent. Quant à Yiyi, c’est le surnom d’un ancien habitant de cet endroit. Les pripris sont protégés, il y est interdit de chasser et de circuler avec des véhicules à moteur. Au programme de la sortie, balade commentée sur les sentiers, pêche à l’épuisette, observation à la loupe binoculaire et promenade en kayak sur le pripri. Une première pour de nombreux élèves, cette balade en kayak et un apprentissage qui vous fait découvrir la végétation des berges au plus près…

Beaucoup de questions et de découvertes dans cette journée : « Quel est ce bruit étrange ? », « Cette petite bête qui court sur l’eau, c’est une araignée ou un insecte ? », « Est-ce que le fruit du Moucou-moucou se mange », « J’ai vu un oiseau noir avec un bec jaune, c’est quoi ? », « Où sont les caïmans ? »… Le pripri est un milieu qui regorge de formes de vie. Il serait trop long de toutes les évoquer en un seul article. La journée fut des plus agréable et la pluie nous a épargné. Une expérience à renouveler. Bravo et un grand merci aux organisatrices, à la Sepanguy, au Conservatoire du littoral, aux gardes du littoral et à tous les encadrants.

Galerie photo : Les plantes et paysage du Pripri :

Galerie photo : les habitants de Yiyi

Pour en savoir plus :

http://www.sepanguy.com/site/maison-de-la-nature

http://www.sololiya.fr/

Sur dipijo, vous pouvez lire les articles :

Comment font les caïmans pour ne pas boire la tasse ? un article sur la respiration des caïmans.

Des plantes envahissent le lac Bois Diable : Un article sur la reproduction des Salvinies.

Des plantes carnivores en Guyane. Un article au sujet des Utriculaires.

D’excellents papas : Où l’on vous expliquera, notamment, pourquoi les Jacanas sont d’excellents papas.

Les livres et brochures :

« Le littoral de Sinnamary à Iracoubo », 2014, Conservatoire du Littoral, 40 pp.

« Fresque des paysages naturels guyanais : Des marais à la crique, livret 2 », R.Girault, F. Capus et C. Pourcher, Ed. Sepanguy, 2008, Collection Nature Guyanaise, 94 pp.

 

 

 

 

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Les animaux disparus de l’Amérique du sud : le Smilodon.

Smilodon populator

Dans un article précédent, Dipijo évoquait les géants disparus de l’Amérique du sud. Etonnants animaux dont la rencontre devait marquer les esprits. Que dire d’une rencontre avec un Smilodon ? Son nom veut dire : « dents-de-sabre ». Brrrrrrrr ! Les Smilodons sont, en effet, des félins qui avaient de très longues canines,  plus de 20 cm pour le Smilodon populator

Apparus en Amérique du Nord, les Smilodons migrent vers l’Amérique du sud après l’émergence de l’isthme de Panama, et là, développent le plus grand félin ayant jamais existé : le Smilodon populator. De 200 à 400 kg pour cette espèce d’au moins 2 mètres de long ! En comparaison, un jaguar pèse entre 30 et 160 Kg… Et pourtant, on sait maintenant que les premiers amérindiens d’Amérique du sud ont croisé ce prédateur qui a disparu il y a environ 8000 ans. Il existe deux autres espèces de Smilodon plus petites en Amérique : Le Smilodon fatalis, de 160 à 280 Kg, c’est-à-dire de la taille d’un lion et le Smilodon gracilis, de 55 à 100 Kg, comparable à un Jaguar.

Le Smilodon populator devait s’attaquer à de grosses proies comme le Glyptodon ou le Megatherium. Il devait se servir de ces grandes canines comme de véritables poignards.Il vivait dans des paysages de savanes boisées. Bref, la prochaine fois que vous vous promener en savane, imaginez un Smilodon caché dans les buissons et vous pourrez mieux comprendre le courage des premiers habitants de l’Amérique du sud.

Vous pouvez aussi lire :

les géants disparus de l’Amérique du sud sur ce site.

« Smilodon« , 2006, Office Nationale des Forêts, ONF : Guyane, 56 p.

La galerie des Arachnides

Amblypyge

Dipijo ouvre une nouvelle galerie d’images consacrée aux Arachnides. Ah, oui, bien, mais c’est quoi les Arachnides ? Des araignées… Oui mais pas que, les Arachnides sont une classe d’animaux dans laquelle on retrouve les araignées, les scorpions, les amblypyges, les tiques, les poux, les acariens et bien d’autres encore.

Les chélicères en crochets d’une mygale

Cette classe appartient au sous-embranchement des Chélicérates c’est-à-dire des animaux qui ont des chélicères : des pinces ou des crochets au niveau de la « bouche ».

Les Arachnides ont colonisé tous les milieux en Guyane. Ils sont très variés. Dans la litière de la forêt, on peut observer de minuscules acariens, de toutes petites araignées et des Pseudoscorpions. On peut aussi croiser la gigantesque mygale Theraphosa leblondi grande comme une assiette.

Certains Arachnides guyanais peuvent être dangereux pour l’homme. C’est le cas pour l’araignée Phoneutria sp. ou le scorpion Tityus cambridgei. D’autres sont peu agressifs, comme les mygales Avicularia avicularia ou inoffensifs comme l’Amblypyge, malgré sa tête de film d’horreur.

Si la plupart vivent en solitaires, la Guyane abrite aussi une des rares araignées sociales, dont les longues toiles sont bien connues dans nos paysages.

Tout un monde à découvrir, en cliquant ici : Les Arachnides

Les 6èmes EIST / EIH partent à la découverte du littoral

Le vendredi 17 novembre, à 7 h 30, du matin, le hall du collège est animé. Aucun absent chez les trois 6èmes EIST/ EIH du collège pour partir à la découverte du littoral. 8 h 00, nous partons à la pointe des roches. Au programme, quatre ateliers : la plage et sa laisse de mer, la chimie de l’eau de mer et son sel, la mangrove et ses arbres, ses crabes et ses oiseaux et la pointe des roches vue du ciel, ses activités passées et actuelles. Les groupes tournent d’un atelier à l’autre pour découvrir notre littoral sous plusieurs facettes.

Côté naturaliste, nous avons eu beaucoup de chance. D’abord, les Anableps nous attendaient avec leurs yeux étranges (Pour en savoir plus, cliquez sur les liens en fin d’article). Puis, on a identifié les trois palétuviers de la petite mangrove de la pointe. Et là, bravo, tout le monde a su reconnaître les Rhizophoras, les Avicennias et les Laguncularias.  Pas facile à dire le dernier, non ? Ensuite, après une approche silencieuse, on a été observer les oiseaux. Ils étaient au rendez-vous. Il y avait même deux magnifiques Ibis rouges : Un adulte tout rouge et un jeune tout marron… Enfin, on a découvert les crabes, tous présents sauf le gros crabe violoniste, Uca maracoani qui nous attendait au marché aux poissons…

Donc, route ensuite vers le marché aux poissons, où Madame Clessienne a montré des images du bourg en 1950 et aujourd’hui. Que de changements ! Sur la passerelle, on a pu retrouver nos trois palétuviers, les mêmes espèces mais avec des palétuviers beaucoup plus grands qu’à la pointe des roches. L’Uca maracoani nous a fait des signes avec sa grosse pince. Personne, ne s’est jeté dans la vase pour répondre à son invitation. Pour finir, grâce à de fins observateurs, on a découvert la dernière espèce d’oiseau qu’on n’avait pas vu à la Pointe des Roches, le Bihoreau gris.

Il suffit d’ouvrir grands les yeux pour voir qu’il y a plein de choses à découvrir sur notre littoral : La mangrove, avec ces drôles d’arbres aux feuilles salées, toutes ces espèces d’oiseaux, les crabes et leurs comportements rigolos. Alors, faites comme l’Anableps, ouvrez vos yeux !

Les articles sur dipijo que vous pouvez consulter :

Drôles de quatre-yeux ! : Un article à lire sur les Anableps.

Pour voir d’autres photos des oiseaux vus lors de la sortie :

Les grands échassiers (1) : Héron, aigrette, bihoreau, savacou et onoré.

Les grands échassiers (2) : Les Ibis, les Spatules et les Tantales.

Crustacés : des photos des crabes, ceux qu’on connait et d’autres encore.

La mangrove : Des photos de la mangrove, ailleurs en Guyane.

La mangrove est belle, la preuve en image. Des dessins des sixièmes de l’année dernière (en attendant les vôtres).

 

Y a t-il des baleines en Guyane ?

Une question revient tout le temps : Y a t-il des baleines en Guyane ?

« Oui, mais non, mais bien sûr que oui, n’importe quoi et pourquoi pas des Orques épaulards ou des cachalots !   » Bref, la question divise et il est temps d’apporter une réponse claire.

Oui, il y a des baleines en Guyane, et aussi des orques et des cachalots. En fait, A. Bordin et C. Pusérini ont compté 22 espèces de mammifères marins à dents et 3 espèces à fanons. A cette liste s’ajoute le lamantin. Pour les découvrir, cliquer sur ce lien : « Les Mammifères marins observés en Guyane française ».

Pour le savoir, les scientifiques se basent sur le recensement des échouages. En mars, l’année dernière, Ils ont ainsi pu découvrir une nouvelle espèce pour la Guyane : le Cachalot pygmée, Kogia breviceps. Vous pouvez lire l’article : « Un pygmée qui en impose » sur ce site.

Ils suivent aussi les populations à partir de bateaux. C’est le cas dans la

La réserve marine du Grand Connétable

réserve du Connétable. Ils les observent, les photographient et enregistrent leurs sons sous l’eau. Pour en savoir plus sur le programme de suivi du dauphin de Guyane, cliquez ici. Si c’est juste pour voir des photos des mammifères marins de la réserve cliquez ici.

Enfin, certaines observations se font en pleine mer grâce à un avion. C’est le cas pour le programme Remmoa : Recensement des Mammifères marins et autre Mégafaune pélagique par Observation Aérienne. Une première campagne en 2008 avait montré que les eaux guyanaises étaient particulièrement riches en cétacés. En octobre, un avion a de nouveau survolé l’océan pour recenser les mammifères marins et la grande faune pélagique, comme les raies mantas ou le requin baleine. Ils ont vu des Baleines à bosse avec leur petit, des Cachalots et des Orques épaulards. La preuve en image en lisant cet article : http://www.al-lark.org/. Vous pouvez aussi aller lire cet article de faune guyane sur ce programme .

Bref, bien que peu connus, les mammifères marins sont présents dans les eaux au large de la Guyane. Il reste beaucoup de choses à découvrir les concernant car ce sont des animaux passionnants.

Les géants disparus de l’Amérique du sud.

Glyptodon clavipes, Photo prise au Muséum National D’Histoire Naturelle, Paris.

Grâce aux ossements fossiles retrouvés en Amérique du sud, on sait qu’il a existé des mammifères de très grandes tailles sur ce continent. Malheureusement, il n’existe pas de fossile en Guyane. Mais, on en trouve dans plusieurs pays d’Amérique du sud comme l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, le Pérou, etc…

Si les dinosaures ont disparu  il y a 65 millions d’années, la période qui suit est marquée par l’apparition de nombreuses espèces de mammifères dont certaines sont étonnantes.

Glyptodon claviceps, un ancêtre du Tatou.

C’est le cas du Glyptodon clavipes, qui mesurait près de 3,30 mètres de long pour un poids de 1000 Kg ! Ce géant était herbivore. Il se servait de sa queue hérissée de pointes comme d’une massue pour se protéger des prédateurs. Le Glyptodon est un cousin de nos tatous actuels dont le plus grand représentant encore vivant, le Cabassou ou Tatou géant, mesure un mètre de long pour un poids d’une trentaine de kilos. Au XIXème, un paléontologue argentin, Ameghino découvrait une carapace de Glyptodon qui aurait pu servir d’abri aux premiers amérindiens.

Mais dans la famille de Xénarthres, qui regroupe les Tatous, les Paresseux, le Tamandua ou le Tamanoir, il y en a un qui ne devait pas passer inaperçu, j’ai nommé le

Megatherium americanum, l’aïeul de nos paresseux. Photo prise au MNHN

Megatherium americanum, 4 mètres de haut, 4 tonnes ! Bref, le colosse de la famille. Cet herbivore géant  est un proche parent du paresseux !

Cette mégafaune a disparu, il y a environ 12 000 ans. Ce qui veut dire que les premiers amérindiens habitants l’Amérique du sud, arrivés il y a au moins 14 000 ans ont vécu avec ces animaux géants. Les derniers géants disparaissaient tous il y a environ 8000 ans, sans que les scientifiques puissent expliquer complétement les causes de leur disparition.

Galerie d’images de Xénarthres  anciens et actuels

Pour en savoir plus :

« Smilodon » , 2006, Office National des Forêts, ONF : Guyane, 56 p. Un chouette livre qu’on trouve facilement en Guyane, avec de très jolies illustrations et qui se laisse lire très facilement.

« Le grand livre des espèces disparues »,  J.C. Balouet et E. Alibert, 1989, Editions Ouest-France, 195 p.

Et bien sûr, si vous en avez l’occasion, allez visiter la galerie d’anatomie comparée et de paléontologie du Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris. Vous vous sentirez tout petit face au squelette du Megatherium.Vous trouverez des renseignements sur le site du Muséum : http://www.mnhn.fr/

 

¿ Como se llama este animal ?

Dipijo fait un clin d’œil à l’année France-Colombie 2017 en vous faisant découvrir le nom des animaux de Guyane en espagnol. La Colombie est à la même latitude que nous, elle est située au nord ouest de l’Amérique du sud. Elle partage avec nous un morceau de la forêt amazonienne. La Colombie est l’un des pays les plus riches de la planète en matière de biodiversité, avec 492 espèces de mammifères, 1 912 espèces d’oiseaux et pas moins de 803 espèces d’amphibiens !

Dipijo vous propose un nouveau jeu pour vous initier aux noms des animaux de Guyane en espagnol.

A vous de jouer en cliquant sur ce lien  :

¿ Como se llama este animal ?

Ou en allant dans la rubrique jeu.

Références :

https://www.elespectador.com/ : Un article du 25 mai 2017 sur la biodiversité de la Colombie en chiffres, publié par El Espectador, un quotidien colombien. Un coup d’œil sur les chiffres publiés dans cet article donne le vertige.

 https://sites.google.com/site/haariehbamidbar/atlas-of-the-birds-of-colombia : ‘Verhelst-Montenegro, J.C. & Salaman, P. , 2015, Checklist of the Birds of Colombia / Lista de las Aves de Colombia. Electronic list, version ’18 May 2015’. Atlas of the Birds of Colombia.